Si il y a bien un personnage qui était attendu au tournant pour mettre en avant le format HD made in Sony, c’est bien celui Spider-Man. Gros avantage sur le concurrent HD DVD à l’époque où ils étaient encore en guerre (les films étant produits par Sony, aucune chance de les voir débarquer sur les disques au logo rouge), Peter Parker aura pourtant attendu la fin de la bataille pour émerger sur les écrans plasma et autre LCD. Voyons donc ça de plus près.

L’avantage des coffrets "trilogie" c’est qu’ils sont prétexte à se faire un speed-run comme on aimerait s’en faire plus souvent. Votre p'tit Bobo préféré aura donc passé une des journées les plus productives de sa vie à s’enchaîner film sur film, son corps fusionnant peu à peu avec le canapé dans une spirale de flemme infernale… Et tout ça, pour la beauté du journalisme, juste parce que les gens doivent savoir : le blu-ray, est-ce que ça baboule ? Et ça c’est beau.

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Oui, c'est beau.

Autant vous le dire tout de suite, des films comme ceux là justifient amplement leur transfert HD, mais ne buvons pas le vin avant d’avoir pressé le raisin, et procédons de manière organisée, voire journalistique… C'est-à-dire par ordre chronologique.

SPIDER-MAN

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Vous aussi vous trouvez que c'est beau hein ?

Le premier film de la saga de Peter Paker possède pour moi un capital sympathie énorme, car c’est lui qui a réintroduit l’univers de notre homme araignée préféré au cinéma. Et à l’époque, quelle claque nous avions pris ! Personne ne se doutait que Sam Raimi arriverait à transposer aussi bien le comic sur grand écran : son film nous offrait des personnages incroyablement attachants, par des choix de castings judicieux au possible, Tobey Maguire en tête. Soudain, le New York décrit par Stan Lee pendant des décennies de comics prenait vie ! Et pas besoin alors d’être fan de longue date pour immédiatement accrocher à ces personnages humbles, si proches de nous. Parker n’est qu’un étudiant, mieux, c’est un geek. Un féru de sciences, souffre douleur de sa classe, fou amoureux de LA fille inaccessible du bahut… Comment ne pas se prendre d’empathie pour un tel personnage, ne pas être émerveillé avec lui par ces formidables pouvoirs qui s’abattent sur lui par hasard, et terrifiés à l’idée des responsabilités qu’il va devoir alors affronter ? Au-delà de ces considérations dramatiques, on notera simplement que Spider-Man est simplement le plus fun des super-héros, un type qui s’éclate littéralement à se balancer de buildings en buildings, poussant des cris de joie au moindre balancement ! Au contraire d’autre super-héros qui restent stoïques devant leurs pouvoirs incroyables, Spidey "kiffe" avec le spectateur ses propres aventures, nous rapprochant ainsi toujours plus de lui.

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"Yeah sa mère comment je kiffe."

Le film, de par son statut de classique immédiat, ne vieillit pas et reste toujours aussi agréable à regarder, Raimi ayant focalisé sur ses personnages et non sur l’esbroufe de bas étage. Le format choisi alors par son réalisateur, à savoir un bon vieux 16/9e des familles, dénote avec les scopes choisis pour illustrer les épisodes suivants, donnant un petit côté "à part" à ce premier volume.

Graphiquement, le traitement en HD impressionne pour un film de cet âge : si en effet le grain de l’image des passages dialogués a tendance à faire penser à un très bon DVD, les scènes "en extérieur" sont bluffantes : les plans larges sur la ville donnent un sentiment de 3D impressionnant, mais surtout, le plus gros défaut des trois films se voit ici magistralement enrayé : en effet, lors des scènes de cascades, les images de synthèse remplaçant parfois les acteurs étaient un peu trop voyantes au cinéma. Après passage à la HD, ce problème n’est plus ! Ainsi, les couleurs et la définition de l’image claquent tellement qu’il devient presque impossible de faire la différence… Ce qui gênait l’œil du spectateur auparavant était la différence de rendu entre "la perfection" des images de synthèse en comparaison aux images dites "normales", créant ainsi un clivage visuel difficilement évitable (on se rappelle notamment de la scène où Peter poursuit l’assassin de son oncle Ben… Son costume laissant alors apparaître son visage, il était difficile de ne pas voir la différence avec les séquences en prises de vue réelles) Mais aujourd’hui, après un transfert en HD, l’intégralité des images dégagent ce sentiment de "perfection" dans le grain… Et donc, plus aucun soucis de transition entre les scènes réelles et celles à effets spéciaux. Les pouvoirs de Spidey, on y croit plus que jamais ! Ce phénomène s’accentuant au fil des films, c’est naturellement dans le 3e opus qu’il atteint son paroxysme, tant celui-ci use (mais jamais n’abuse) des images de synthèse…

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La classe américaine.

Aaah ! Spider-Man 2 ! Que de souvenirs, rien qu’à l’évocation de ce titre pourtant fort peu original… Sam Raimi ayant magistralement posé ses personnages dans le premier volet, il s’agissait ici de véritables retrouvailles. Et dès le superbe générique, à base d’illustrations magnifiques reprenant les éléments clés du premier film, les poils du fan se hérissent. C’est un nouveau Spider-Man, youhou ! Aujourd’hui encore, ce film représente pour moi l’apogée du "film de super-héros", l’objet filmique parfait dans son genre. Certains me rétorqueront qu’il y a maintenant The Dark Knight, je leur répondrais qu’il ne s’agit pas vraiment, à mon sens, d’un film de super-héros (voir notre petite review en bonne et due forme). Spider-Man 2 focalise tous ses enjeux narratifs sur la responsabilité qui incombe à Peter Parker, le mettant face aux difficultés d’une double vie qui l’oblige forcément à en planter une. Alors que sa vie d’homme "normal" se voit petit à petit détruite par ses obligations costumées, il choisira d’essayer l’inverse, à savoir rester un simple étudiant. A côté de ça, le méchant choisi ici par Raimi, un de ses préférés, se révèle superbe. Otto Octavius n’est pas un être vil et démoniaque comme l’était le Bouffon Vert, juste un passionné perdant les pédales, prêt à tout pour mettre un terme à son projet. Ses combats contre Spidey sont d’une intensité alors rarement atteinte au cinéma, de véritables morceaux de comic book sur pellicule faisant immédiatement arborer le plus grand des sourires aux fans lambda. La scène du métro, par exemple, regroupe à elle seule toute l’essence du comic : un combat dantesque et incroyablement visuel, Spidey se balançant de toile en toile tout en sauvant des gens lâchement utilisés par son ennemi, et enfin, Peter puisant dans ses dernières ressources, à visage découvert (!) pour stopper ce train infernal fonçant à la catastrophe. Beaucoup de gens ont souri dans les salles lorsque après avoir tout donné, Peter est "soulevé" par les passagers du métro cherchant à le soutenir. "lol c’est Jésus" aura-t-on entendu à droite à gauche. Ce genre de réactions est totalement symptomatique d’un public aujourd’hui habitué au cynisme, aux clins d’œil et au second degré. Hors, pour Sam Raimi, Spider-Man, c’est du sérieux. Il n’y a ici aucun second degré, aucune référence. Il s’agit d’amour à l’état brut, entre un réalisateur et son personnage. Spidey est ici tout simplement porté "en héros" (Jésus n’a jamais été soulevé par la foule, sans rire <.<) par les gens qu’il vient de sauver. Quoi de plus normal ? S’en suit une scène très touchante où les passagers se rendent compte que l’homme qui veille sur eux n’est qu’un gamin. Ce genre de scènes, destinée à véhiculer une certaine image de l’Amérique, aura toujours du mal à passer auprès du public français, d’autant plus cynique quand il s’agit des américains. Et pourtant ! Il s’agit là d’une part essentielle du comic, de la relation entre un héros et sa ville. D’autant plus que cette scène est bien moins assénée au marteau piqueur que celle du premier opus ("You mess with one of us, you mess with all of us !").

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"Ouais je suis américain. Et alors ? Vous avez quoi vous ? Super Dupond ?!"

On pourrait se demander quel malin plaisir prend Sam Raimi à faire tomber le masque de Spidey à tout bout de champ dans cet opus, mais la réponse emble évidente : tout le propos du film réside dans l’acceptation pour Peter de son statut de héros (au lieu de le confronter en permanence à sa "vraie vie"). Le montrer en costume, mais démasqué, évoque forcément le caractère fusionnel que prennent peu à peu les deux aspects de sa vie. Spider-Man n’est pas la deuxième identité de Peter Parker. Il ne s’agit pas pour lui d’un rôle, ou d’une comédie. Spider-Man EST Peter Parker. Ce n’est d’ailleurs qu’en l’acceptant qu’il retrouvera la totalité de ses pouvoirs. Et Raimi de le montrer à visage découvert en permanence, pour appuyer sur cet état de faits. Jamais super-héros n’aura autant tombé le masque dans une seule et même aventure que dans ce film ! Après s’être révélé aux passagers du train, Peter verra son visage découvert par son meilleur ami, et pire ennemi en même temps, amorçant ainsi toute la tragédie que constituera le troisième opus. Même le méchant du film, Octavius, aura droit à la révélation de l’identité de Spidey. Enfin, évènement pour le moins inhabituel et surprenant, la copine du héros l’apprendra également ! Alors que des centaines d’autres histoires du même genre ont joué au chat et à la souris pendant des années (le comic de Spider-Man inclus), le 2e film verra "M.J." s’émerveiller devant le secret du plus cool des super-héros.

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Spidey face à sa ville... A visage découvert. La thématique est là.

Si l’on s’intéresse de plus près au blu-ray en lui-même, inutile de dire que redécouvrir cet opus en HD est un plaisir de fan assez rare. Les nombreuses scènes de bataille entre Spidey et Octopus en ressortent magnifiées, presque glorifiées tant l’image est ici sublime.  Tout comme dans le premier opus, les effets spéciaux profitent  à fond du transfert HD pour s’immiscer parfaitement dans les prises de vue réelles, annulant toute la distance qu’il pouvait y avoir auparavant entre les combats et les dialogues. L’interactivité du blu-ray (rattrapant enfin, avec plus d’un an de retard, le support HD DVD… A se demander comment l’autre format a pu se faire enterrer…merci la PS3) permet également de profiter de la version alternative du film, appelée Spider-Man 2.1. En plus d’un nom à coucher dehors, ce nouveau montage, outil infernal de promo en vue de la sortie du 3e film sur les grands écrans, se révèle forcément moins bon que l’original (entre un montage initié par les producteurs pour rassembler un peu plus de thune et la vision initiale du réalisateur, le choix est vite fait en même temps). Qu’avons-nous là ? Une version alternative de la scène où Spidey prend l’ascenseur (super). Moment drôle dans le film d’origine, la scène prend ici des allures de private joke entre les acteurs, comme un out-take réalisé juste pour déconner. Et qui n’a donc pas du tout sa place dans le film (ou alors dans un éventuel bêtisier, au générique de fin ? Jackie Chan powa !). Deux trois plans inutiles par ci par là, et deux trois coups supplémentaires dans la baston entre Spidey et Doc Oc sur la rame de métro. D’habitude, le geek qui sommeille en moi est le premier à bouffer des extended cut de bagarres (super ! ils se tapent encore plus !) mais ici, on comprend pourquoi Raimi avait coupé ces passages : ils plombent le rythme et ne font pas avancer l’intrigue/le combat. Bref ils ne servent à rien. Comme ce montage promo effarant, juste destiné à ressortir le DVD dans les magasins à l’époque, en espérant que les fans de base rachètent une seconde fois le film pour profiter de ces fameuses "8 mn inédites" (au secours). Bref vous l’aurez compris, le conseil du Boboland, c’est de rester bloqué sur le vrai Spidey 2, le seul et unique meilleur film de super-héros de tous les temps, à ranger à côté du Superman de Richard Donner dans votre DVDthèque.

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"Quoi, derrière moi ? Ah, ça ? C'est mes bras. C'est trop bien le blu-ray, hein ?"

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Et on arrive enfin au 3e et dernier opus (en date), celui qui fait débat dans la presse et chez les fans. Ce débat, à vrai dire, avait même commencé avant le tournage du film. Il tenait en une simple revendication : les fans voulaient voir Venom. Mais il y a un problème : Sam Raimi n’aime pas Venom, le personnage ne l’a jamais intéressé. Ainsi, Raimi est fan de ce qu’il appelle "l’âge d’or" du comic Spider-Man, autrement dit l’époque où Spidey était une bonne BD destinée à tous les publics, avec de l’action mais jamais de violence (crédo de Stan Lee). Les deux premiers films reflètent complètement cet état d’esprit, avec des méchants de la vieille époque et des intrigues simples (à mille lieux des conflits planétaires des Secret Wars par exemple). Ce paradoxe, ce décalage entre l’attente des fans et les souhaits du réalisateur aura fini par donner cet étrange (mais fascinant) patchwork que constitue ce 3e Spider-Man.

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"J'ai déjà vu ce mec quelque part..."

Ce film est ainsi le premier de la série à connaître de vrais problèmes de scripts, des incohérences trop vite expédiées et toutes liées… au personnage de Venom. Lors du deuxième épisode, Raimi s’était ouvert une porte scénaristique pour l’introduction de ce personnage en la personne du capitaine John Jameson, fils du patron du Daily Buggle, alors promis à la chère et tendre de Spidey (il la demande en mariage au milieu du métrage) et surtout (ça a son importance) astronaute de son état. Les scénaristes ne pouvant évidemment pas aborder la saga du symbiote comme dans la BD (avec des histoires de conflits dimensionnels hallucinants), ce personnage leur permettait d’introduire cet arc de façon cohérente pour l’univers filmique de notre ami Spidey. La thèse qui circulait le plus souvent était que cet astronaute ramènerait par mégarde ce symbiote de l’une de ses missions spatiales. Jaloux de Peter qui lui a volé sa promise, il se serait alors changé en Venom.  Raimis’était même permis un petit "teasing" sur la fin du deuxième film, en nous montrant ce personnage voler à la rescousse de M.J. en effectuant un saut légèrement (juste légèrement) surhumain (pour preuve les flics ne pouvant pas le suivre). Ce plan très rapide, passé souvent inaperçu auprès du grand public n’avait que pour seul but de nous montrer les capacités hautement athlétiques du personnage… Bref de teaser sur un éventuel rôle bien plus important pour la suite. La suite logique aurait d’ailleurs été vraiment que ce soit lui Venom.

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"Bordel, comment tout le monde m'a oublié... Quoi, j'ai pas de charisme ?"

Mais surprise, la production annonce avoir embauché un acteur pour jouer le rôle d’Eddie Brock (autrement dit Venom), fermant par là même cette porte scénaristique intéressante que s’étaient ouverts les auteurs du 2e film. Le truc, c’est que Raimi ne veut pas que le méchant soit Venom. Lui, il veut l’homme des sables, le Sandman. C’est un personnage encore une fois plein de tragédie, que Raimi aime beaucoup, et qu’il juge intéressant pour les films. S’en suivent des compromis entre les producteurs, les scénaristes et le réalisateur pour finalement aboutir au fait que la thématique de ce 3e opus sera le côté sombre de Spidey, avec l’introduction du symbiote et du costume noir. De son propre aveu, Raimi juge l’angle d’attaque intéressant mais évoque un problème majeur : le script est déjà plein à craquer.

En effet, la logique (et le réalisateur) voulait que ce 3e opus soit finalement centré sur le Sandman et le côté sombre de Peter, introduisant le symbiote et annonçant Venom pour un éventuel 4e opus. 4e opus qui aurait été confié à quelqu’un d’autre, Raimi souhaitant arrêter et n’aimant pas plus que ça cette période du comic, bien que comprenant que les fans la désirent. La vie aurait été merveilleuse dans ce monde parfait, mais les déboires de production en décideront autrement.

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"Euh... Les copains, on a un truc bizarre qui est en train de nous phagociter le script, là..."

"Venom sera dans le film. Point. Les fans le veulent, alors tu l’y mets." Voici sans doute les instructions reçus par le réalisateur pour la mise en boîte de son film. Et comme on le sent de trop, ce Venom !

Le scénario étant déjà plein à craquer, il ne peut apparaître que durant le dernier quart d’heure du film, et sa métamorphose se fait à une vitesse hallucinante (le symbiote lui tombe dessus, il a ses pouvoir dans la seconde, grand combat la scène d’après). Son association avec le Sandman est incohérente, expédiée en trente secondes dans une ruelle sombre, et sa fin est toute aussi expéditive. Un tel personnage aurait mérité un vrai développement sur tout un film, comme le Bouffon vert dans le premier, Doc Oc dans le second ou même encore le Sandman dans le 3e (qui constitue d’ailleurs un très beau méchant, au propre comme au figuré). Ici, Venom est juste con. Il est bête et méchant. Alors oui dans les grandes lignes, sa psychologie est la même que celle du comic (haine récurrente pour Parker, acceptation totale de son symbiote…) mais elle est tout de même plus éthérée dans la BD, plus en finesse quoi. Ne serait-ce que prendre le temps d’expliquer pourquoi ses pouvoirs sont similaires à ceux de Spider-Man aurait été sympa pour les spectateurs lambda.

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"J'ai une licence en psycho-socio. D'où tu me crois pas, toi ?"

Bref pour moi, Venom est de trop. Et c’est dommage quand on voit les qualités du film : la relation Peter / Harry est très bien gérée, et son dénouement nous fait même verser une larme à l’œil, tandis que le côté sombre de Spidey est traité à la Sam Raimi, c'est-à-dire avec un brin d’humour, histoire de désamorcer la gravité des évènements. Les fans lui reprocheront longtemps cet "émo-Pete" qui danse et se la pète alors que dans le comic, le costume noir est sensé réveiller en lui de véritables instincts de tueur. Mais Raimi reste Raimi, et il avait prévenu : cette période du comic n’est pas pour lui. Lui, c’est un enfant de 10 ans qui adore lire, tout émerveillé, les aventures pleines d’action de l’homme araignée. Il ne fait pas partie de la génération qui "kiffe" de voir ses héros se torturer en tout sens, ce n’est pas de son époque.

En résulte un film intéressant, toujours captivant dans les rapports entre ses personnages et encore plus époustouflant quand on aborde les scènes d’action (toutes absolument magnifiques et sidérantes en terme d’échelle), mais plombé par un Venom quelque peu décevant, en dépit de la très bonne prestation de son interprète, qui fait ce qu’il peut avec le petit nombre de scènes qu’il a.

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"Comment ça je suxx ? Putain j'aurais du rester au 70's Show..."

Pour finir comme d’habitude sur le plan technique, le blu-ray de Spider-Man 3 vous fait vraiment entrer dans une autre dimension. On sent bien que Sony a tout misé sur ce film (les deux autres ne sont par exemple disponibles que dans le coffret trilogie) et dire que l’image est absolument sidérante est un euphémisme. On touche ici à la perfection absolue, la précision de la définition rejoignant sans problème celles des autres standards du format tels que I AM LEGEND ou encore Pirates des Caraïbes 3. Les scènes d’action sont, pour le coup, absolument étourdissantes. Lors de sa sortie en salles, Spidey 3 avait presque un côté “dessin animé“ tant il regorgeait de doublures numériques et autres images de synthèse, nécessaires à la mise en place de ses cascades hallucinantes. Comme avec les deux premiers films, mais de manière encore plus flagrante ici, le passage à la HD est un bénéfice énorme pour le film, fondant ces bastons homériques dans les scènes de dialogue sans la moindre accroche visuelle. A voir absolument !

Pour terminer, bien que ce coffret soit appelé "trilogie", il est évident que Sony ne compte pas lâcher ainsi sa poule aux œufs d’or. Ainsi, à l’heure où ni Sam Raimi ni ses interprètes ne savent si ils veulent vraiment continuer, et qu’aucun scénariste n’a été vraiment embauché, Sony a annoncé la date de sortie officielle de Spider-Man 4 pour mai 2011 ! Rappelons quand même que ce mois devrait également voir sortir The First Avenger : Captain America ainsi que la deuxième partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort (la Warner ayant décidé de couper le film en deux, pour des raisons de script trop dense et… de thune à se faire). ce fameux mois de mai 2011 risque donc d’être très chargé, mais avant de s’extasier, les patrons de Sony Pictures devraient peut être penser à réunir une équipe pour faire le film… Et si les vieux lâchent la baraque, alors une toute nouvelle interprétation devra être donnée au personnage (on a du mal à imaginer Peter Parker avec un autre visage que celui de Maguire, tant celui-ci a su gagner l’affection du public). Rendez-vous dans 3 piges pour la review de la suite… ou pas.