16 août 2008

Wall-E

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S’il y a bien une sensation que provoque en moi chaque nouveau film des studios Pixar, c’est bien la peur. Oui, oui, la peur. La peur d’être déçu. Chaque nouveau film des studios fondés par John Lasseter représente en effet quelque part, une nouvelle chance de briser ce superbe parcours sans faute que sont en train d’effectuer ces véritables génies de l’animation.

Pixar, une maison où l’égo n’a pas lieu d’être, où tour à tour, le temps d’un film, chacun prend les commandes et imprime sa propre patte au long métrage, bouleversant de plus belle les critères de qualité du cinéma d’animation mais aussi, de manière plus générale, de divertissement.

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"Bobo, check la poubelle, check la poubelle ! Une souris !" xD

Ratatouille, leur dernier film en date, réalisé par l’inégalable Brad Bird (les Simpson, le Géant de Fer, les Indestructibles… paye ton génie <.<) avait placé la barre vraiment, mais vraiment très haut. Comment son pote Andrew Stanton allait-il bien pouvoir passer derrière ça ? La réponse tombe comme une évidence à la vue de ces images en proie à une véritable magie : tout simplement par le regard vitreux, mais émerveillé, d’une paire de jumelles montée sur une boîte de conserve. Et Pixar de nous rappeler ce qu’est le cinéma, le vrai.

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"Euh... Bip. Le vrai cinéma... C'est quand y'a des robots, je crois... Genre Iron Man ! Bip."

Mais avant ça, replaçons-nous un peu dans le contexte. Le contexte de la PEUR. Cette peur panique de la déception aura aidé votre p'tit Bobo préféré à repousser encore et encore le jour de sa séance, quand bien même il est habitué à se jeter le premier jour sur les films qu’il attend autant. Finalement, on se décide un soir de solitude, et on prend son ticket pour l’espace, les mains tremblantes. Et comme la pression monte avant qu’il ne démarre ce fichu film ! Les bandes annonces accablantes des prochains "dessins animés caca-3D" sont alors jetés à la gueule des éventuels mioches présents dans la salle : ça va du consternant Les chimpanzés de l’espace (des fucking singes monstrueusement moches enchaînant les blagues de merde et les parodies à deux balle… Les singes qui font un clin d’œil à Armageddon ? WTF !? o_O Est-ce que les réa’ sont seulement au courant que c’était déjà un clin d’œil à L’Etoffe des Héros dans le film de Bay ? Et puis c’est quoi ce sacrilège de placer une vanne sur Toy Story, alors qu’on vient voir un film Pixar ? Vous vous prenez pour qui, les mecs oh !?!) au très moyen Madagascar 2 (même gags que dans le 1… seul truc à sauver : les pingouins, franchement drôles)… Bref, ce qui ressort de tout ça, c’est un constat en deux étapes :

1/ le caca-3D, c’est "bankable", c’est à la mode, et on a même pas besoin que ce soit beau pour que ça marche. 90% de ces films sont d’une mocheté et d’une froideur dans le trait qui nous fait chanter les louanges de Miyazaki et de ses potes les bridés, derniers défenseurs des vrais "dessins" animés.

2/ les mioches, ça bouffe n’importe quoi (même leur caca) alors autant leur en donner en 3D. Quand on sent à ce point que les mecs aux commandes de ces films n’y croient pas une seconde et veulent juste se faire du fric sur le dos de Kevin et de sa maman, le sang de William Wallace se met à tourner dans les veines du spectateur présentant un minimum de neurones.

Bref, on a peur. Très peur. Limite, qu’est-ce qu’on fout là.

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Le visage de la peur... Cheeta la Malédiction, élu plus gros caca 3D de la rentrée <.<

Et Pixar de reprendre les commandes. Et de nous ouvrir l’appétit par le biais d’un court métrage absolument GENIAL, au sens propre. Partant d’une idée visuelle sympathique (un magicien et ses chapeaux magique, communiquant comme des warp zones) les auteurs de ce petit film époustouflant prennent un malin plaisir à nous rappeler les cartoons d’antan, mélangeant sans vergogne nos plus beaux souvenirs liés à Disney (les cartoons de Donald, où il s’en prenait plein la gueule xD), mais aussi à la Warner Bros et à Tex Avery. Ce petit bijou, retrouvant sincèrement l’essence véritable du film d’animation en quelques minutes, vaut à lui seul l’achat d’une place de cinéma. Le spectacle aurait pu s’arrêter là, la soirée n’en aurait pas moins été réussie.

Mais ce n’était là, bien évidemment, qu’une introduction… Une intro d’ailleurs savamment orchestrée, les mécanismes imprégnés dans la tête du spectateur par ce petit préambule prenant alors toute leur importance dans le métrage qui suit. Il s’agit bien évidemment des mécanismes du cinéma muet.

Car oui, nous arrivons enfin à Wall-E (dédicace à fan n°1 < .< Tu voulais des articles plus longs ? Ben tu les as !), un film complètement fou qui fait le pari, en 2008, de proposer aux spectateurs un film quasi-muet. Ainsi, jusqu’à la bonne moitié du métrage, aucune forme de dialogue "oral" n’intervient, si ce n’est quelques bribes de phrases entendues à travers des vieux programmes de télévision.

Dès l’introduction du film, on se rend foncièrement compte que nous ne sommes pas devant un film pour enfants. Entendons nous bien : les enfants peuvent bien sûr y venir, ils adoreront ce merveilleux petit robot qui les fera marrer toutes les quatre secondes. Mais Stanton a pensé son métrage comme un véritable film, destiné donc avant tout… aux plus grands. Les premières images sont à ce titre bluffantes : rarement avait-on vu paysages aussi désolés, décors aussi gargantuesques et pourtant désespérément vides de toute forme d’humanité. Une profonde mélancolie se dégage alors des premières minutes de Wall-E, nous présentant des images absolument monstrueuses, titanesques d’une certaine vision de la fin du monde… Nous laissant clairement comprendre qu’on n’est pas devant un film pour gosses. Mais devant un putain de film de SF, sans doute le plus ambitieux qui ai été réalisé depuis très, très longtemps.

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Mélancolie du dernier être sur Terre... Un petit robot plus humain que nombre d'entre nous...

Et Stanton, après avoir clairement planté son décors apocalyptique d’une manière désespérée, de nous émouvoir et de nous faire rire avec cette petite boîte de conserve, curieuse de tout, ramassant dans les poubelles d’une espèce probablement éteinte (à savoir l’homme) des objets qui l’interpellent et l’intriguent, comme des cassettes vidéos de comédies musicales des années 50, ou encore un soutien-gorge pour arborer ses jumelles. On retiendra particulièrement le coup de la bague de fiançailles, que le robot balance nonchalamment pour en garder simplement l’écrin. Sans doute parce qu’une petite boîte bleue qui fait clap, c’est cool.

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... ce qui ne l'empêche pas de faire le con avec tout ce qu'il trouve xD

Comme dans tout bon film qui se respecte, la petite vie tranquille de notre héros se verra bouleverser par un élément perturbateur au possible, trouvant son incarnation en la personne de Eve, petite robote au caractère bien trempé. Et c’est ici que le film trouve toute sa dimension : en nous narrant une véritable histoire d’amour, drôle, touchante, voire même bouleversante, et ce sans la moindre bribe de dialogue. Du Buster Keaton des premières scènes, on passe ici à l’esprit d’un Chaplin en pleine gloire des Lumières de la Ville. C’est en cela qu’Andrew Stanton retrouve avec Wall-E l’essence même du vrai cinéma : l’art de raconter une histoire en images. Et le pire, c’est que le bougre semble y arriver avec une facilité déconcertante, tant aucun passage ne semble forcé ni construit, l’histoire de Wall-E possédant la force de ces récits qui semblent toujours avoir existé, car contée toute en simplicité, toute en humilité, mais avec un véritable amour de ses personnages. Vous pouvez être sûrs qu’aucun gosse ni parent ne se plaindra du fait que le film "soit muet", tant ce trait de caractère ne le dessert jamais. Ainsi, en privant son histoire de tout dialogue inutile ou superflu, Stanton renforce le côté universel et fédérateur de son récit, ses images parlant toutes seules, tout de suite et à… tout le monde ! Qu’on soit petit, grand, jeune, vieux, français, ricain, chinois ou martien, impossible de ne pas être immédiatement touché par les aventures de Wall-E… à moins de bosser à Télérama bien sûr.

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Une meuf à la cool ? o_O

Cependant, limiter Wall-E à cette expérience cinématographique aux frontières de l’épure serait une injustice, tant son auteur se plait par la suite à faire basculer ses personnages dans un véritable récit d’aventure, au sens noble du terme. Aventure tant spatiale qu’humaine, où les galaxies traversées sont autant d’images de sentiments (re)découverts, Wall-E vous fera par la suite penser à tous ces films qui ont bercé votre enfance, comme E.T. ou même encore le tout premier Star Wars (le IV, hein, de 77, pas les aventures de Jim-Jam <.<). Le cadre semble sans limite, les enjeux se multiplient jusqu’à arriver à une intensité sublime, les personnages se dévoilent les uns aux autres en même temps qu’ils se dévoilent à eux-mêmes, et ceci en gardant toujours en toile de fond cette fraicheur inhérente aux films de Pixar, qui sauront décidemment toujours nous scotcher un putain de sourire du début à la fin.

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Quand le courant passe entre deux robots... C'est simple. C'est beau.

Wall-E est un grand film. Un de ces films qui savent nous faire réfléchir, nous faire frissonner, parfois nous faire pleurer mais surtout toujours nous émouvoir. Le discours écolo critiqué par certains journaleux frustrés (probablement en mal de rage à baver) n’est jamais invasif. Bien au contraire, il n’est là que pour servir le réel propos du film, à savoir : qu’est-ce qui fait de nous des humains.

Et si la réponse est à l’attention du spectateur qui pourra y réfléchir tout son saoul, impossible de ne pas penser qu’une œuvre qui pose cette question relève la plupart du temps du chef-d’œuvre. Wall-E fait bien sûr partie de cette catégorie, constituant un titre de plus au palmarès incroyable des studios Pixar. Quelle bande de fucking genius, quand même, ces mecs…

Il y a pas un blu-ray des Indestructibles ?

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"Cool, j'ai retrouvé ma mémory card de FFVII... Hé, mais !? Il est où le jeu ?" xD

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13 août 2008

Sortie du Dark Knight !!

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Aujourd'hui mercredi 13 août 2008 est enfin sorti dans nos contrées de France et de Navarre celui que nombreux considèrent déjà comme l'un des plus grand films de la décennie. Oui, carrément !

The Dark Knight est à l'affiche, après plus d'un mois de calvaire interminable. Autrement dit, c'est la fête des geeks !  Et comme on les sent nombreux à être venus dans les salles obscures ! Votre serviteur, quelque peu entraîné dans la spirale infernale de la mauvaise organisation de ses fréquentations, aura assisté à deux séances d'affilée aujourd'hui. L'une à 17h30, et l'autre à 21H. Et comme à la cave, on est pas des fakes, on se sera pas privé pour se faire une petite séance (privée, justement <.<) de Batman Begins en apéritif, à 14H. Plus de 8H d'affilée de tête à tête avec Batman. Quand on est geek, on ne compte pas. Alors oui, sur ce coup, c'est vrai qu'on se la pète un peu... Mais après tout il n'y a pas de mal à ça, c'est comme pour les histoires de gamerpoints, il y a prescription.

Ainsi, il y a des moments dans la vie d'un geek qu'il faut savoir revendiquer, comme débloquer le succès "gymnastique au sol" au jeu officiel de Beijing 2008 sur 360, ou bien avoir été là le premier soir, le tout premier soir de la sortie de The Dark Knight. Une salle pleine, euphorique. Les dirigeants du ciné n'en reviennent pas : les gens se bousculent en masse à la VO, délaissant la VF. Les vrais geeks prennent le pouvoir, c'est un fait. Tout le monde est déjà fan avant même que le film ai démarré, les applaudissements fusent à la moindre pub Haribo. Votre serviteur en tente même un au spot prévenant des dangers de l'alcool, pendant le passage le plus glauque où une bande de dépravés de la plage (Medhi style xD) se lancent dans une session viol / vomi. Même ce genre de connerie ne peut entraver notre enthousiasme : je me lève (un peu) et j'applaudis ! Trahi par mes proches se cachant alors quelque peu dans leur siège, je suis pourtant soutenu par les geeks du fond de la salle. Ce soir, c'est applause party !

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Même Jean Claude est heureux... "Putain les mecs ! The Dark Knight, quoi !"

Et quel kiff, mes amis. Du très grand cru, ce nouveau Batman. Mais ça, vous devez déjà le savoir. Car en grands amateurs assidus du Boboland, vous en avez déjà certainement lu la critique...

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"Venez... On va se marrer..."

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10 août 2008

Livre I : Un au-revoir ?

- Hey, comment ça va depuis le temps ?
- Genre ! Mais d’où tu sors, toi ?
- Ahah, de la vraie vie lol
- Mdr, et tu fais que passer, où tu comptes revenir pour de bon (encore) ? xD
- Je sais pas trop < .<

J’aurais du dire NON. Encore une fois, votre serviteur a succombé à la tentation du MAL, de la drogue absolue, du corrupteur de vie, de la warpzone du temps. La tentation de Final Fantasy XI.

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"J'ai recraqué..."

Au départ, rien de bien méchant, juste la volonté d’aller récupérer quelques gamerpoints pour mon avatar 360. Juste histoire de marquer le coup, de dire "j’ai joué à FFXI". Et effectivement, après être allé parler au barde du coin, quelques succès se déverrouillèrent… Pas grand-chose cependant, FFXI étant réputé pour être le jeu le plus radin de la ludothèque 360. Une soixantaine de points pour une trentaine de jours effectifs de jeu (soit 720 heures ! o_O), autrement dit une broutille. Mais une broutille qui a son importance.

Et me voilà, tant qu’à y être, à aller faire coucou à droite à gauche, aller resserrer la main de vieux amis connus sur les champs de bataille ou plus simplement dans des beuveries de taverne… La magie reprend vite, ça fait chier. On me demande des nouvelles de ma vie, ainsi que des nouvelles de la fille qui jouait tout le temps avec moi. J’explique que c’est compliqué, qu’elle ne risque pas de rejouer de sitôt… Mais ce qui est hallucinant, c’est que les gens ne m’ont pas oublié… Comme si je faisais toujours "partie du truc" que je le veuille ou non.

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Souvenirs d'une autre époque...

Quand on a passé autant de temps dans un univers comme celui là, c’est toujours difficile. On ne va pas parler de sensation de manque (j’en suis pas encore là, pas la peine d’appeler 7 à 8 sur TF1 <.<) mais plutôt quelques fois d’un certain vent de nostalgie, on se rappelle la belle époque, où une bande potes partait ensemble à la découverte d’un monde immense, sans jouer les PGM, en ne faisant absolument rien de constructif.

Des discussions au creux d’une vallée ensoleillée sur les conneries de la vie, des embrouilles entre copains, des monstres de merde qu’on allait taper juste pour se marrer, des vannes sur mon job de gayZ (c’est très bien White Mage, go fuck yourself xD)… La dimension sociale est ici importante, tout autant si ce n’est plus que le système de jeu en lui-même. Et oui, la grande époque est derrière nous. Des choses se sont passées depuis, des camarades sont partis, des équipes se sont déchirées, chacun est parti plus ou moins sur son chemin, que ce soit IG ou IRL… Et pourtant on s’accroche. On aime bien y revenir, sur ces terres de Vana’diel. Même si maintenant on s’y ennuie ferme. Mais on se rappelle, quelque peu ému.

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Les Pirates de Norg réunis au complet...

Je glande dans une plaine, à dos de chocobo, juste pour le kiff. Revoir les montagnes escarpées de Konshat me rappelle que ma ville n’est pas très loin… Bastok, une cité pour laquelle j’aurais tout abandonné, allant jusqu’à perdre ma nationalité Windurstienne pour enfin faire parti du même pays que mes amis. Renier sa famille pour ses amis… Chassez le naturel il revient toujours au galop.

Et puis soudain, un appel. Un japonais me propose une partie, c'est-à-dire de le rejoindre lui et 4 de ses potes otaku pour aller faire des points d’expérience. Car contrairement à d’autres MMO comme WoW par exemple, FFXI ne vous laisse strictement aucune chance d’évoluer tout seul, le leveling passe forcément par le jeu en équipe.

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Le jeu en équipe étant vital, FFXI force les rencontres entre joueurs.

Hésitation. J’avais amené mon petit WHM au lvl 60, ce qui correspond à peu de choses près au niveau où l’on se professionnalise dans son job. On a enfin l’uniforme qui va avec, on connaît par cœur tous ses sorts et en quoi consiste son boulot, bref, on est un WHM accompli. Ce lvl 60 me donnait quelque peu l’impression d’avoir fini quelque chose, que j’avais fait ce que j’avais à faire. Hors le lvl maximum pour un job n’est pas 60, mais 75. Et ces 15 lvls là, c’est tout en PGM style. Si au début du jeu on vous demande 500 xp pour passer d’un lvl à l’autre, à partir du lvl 60, on parle de plus de 20 000 xp. Sachant que ce nombre grimpe entre chaque lvl. Passer du lvl 74 au 75 prend par exemple autant de temps que du 1 au 74.

Et je n’ai pas le temps d’être un PGM.

Mais bon, ce sont des japonais, en général ils sont sympas, allez, je m’en fais une dernière pour le kiff.

Et la drogue de reprendre ses effets. Les japs m’emmènent dans une zone magnifique que je n’avais encore jamais vue, ils jouent tous de manière super efficace, on fait beaucoup d’xp et très rapidement. Ce sont vraiment des pros, ils sont pas là pour déconner, bien que très sympathiques. La partie, commencée vers 14h30, se dissout vers 19H. Quatre heures à demi à taper du monstre comme des robots, à répéter les même gestes pour la course folle à l’xp, et ceci paradoxalement dans la plus pure des bonne humeurs. Sachant que j’étais connecté depuis bien plus tôt que ça (environ 2h à glander avant que lesdits japs m’appellent)...

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Bobo (Tarumii) et master Brennan, un de ses nombreux senseï...

Et là je me dis "merde". J’avais prévu de faire des trucs cet après-midi. Des trucs importants, genre des papiers à régler, et d’autres moins importants… comme ranger la cave qui me sert d'appart'. Au final j’ai fait quoi ?

Je suis passé du lvl 60 au 61. Presque 62 même.

Waouw, super -_-'

Mais aussi génial, enchanteur et accrocheur que soit ce jeu, je n’ai plus le temps pour ça. Je ne peux pas refaire les mêmes conneries qu’avant. Les jeux vidéo, c’est chouette, c’est un loisir comme un autre qui sert à occuper de manière agréable son temps libre. Entre autres trucs, je sais que je jouerais toujours sur mes bonnes vieilles consoles. Mais un MMO ce n’est plus du jeu vidéo. Ca demande d’y consacrer exclusivement la moindre minute de son temps libre, nous obligeant à nous ménager, justement, de plus en plus de temps libre. FFXI, bien que très peu connu en France, est le MMO le plus exigeant envers ses joueurs. Plus de 80% de sa communauté est composé de Pro Game Masters qui y passent minimum 5H par jour, du lundi au dimanche. Minimum. Et c'est bien sûr un luxe que ne peut pas, mais aussi surtout ne veut pas s'offrir votre serviteur.

Cette après-midi perdu aura donc été le théâtre d’une énième prise de conscience. Le MMO c’est cool, mais c’est le mal. Vous me direz, ça va, comme prise de conscience, y’a pire, on en est pas encore au niveau de ceux qui tout à coup se mettent à kiffer le Jeanne d’Arc de Besson < .<

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"Je t'emmerde. Jeanne d'Arc c'est mieux que FFXI. Quoi Yamakazi, raciste ?"

Ah oui, pour info, j’ai bien évidemment fermé (again) mon compte. Mes persos seront delete le 31 aout. Mais je garderais mes 60G de succès.

Ainsi que mes souvenirs...

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Mais les terres de Vana'diel relancent leur appel... L'entends-tu, jeune Tarumii ?

Posté par Bobobiwan à 20:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]