20 novembre 2008

Max Payne

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Moi je trouve qu'il ressemble à Christophe Lambert, là o_O

Payne in the ass... <.<

On a pas vraiment l’habitude de descendre en flèche les films au Boboland… A vrai dire, le principe de critique negative est tellement facile qu’il a tendance à me gonfler… C’est super facile de critiquer, beaucoup moins de créer… Dans cette optique, j’ai plutôt tendance à ne parler que des choses qui me plaisent, m’emballant subitement pour tel film ou tel jeu, dans un flot d’articles dithyrambiques.

Pourtant, je me permettrai de faire une exception avec Max Payne. Pourquoi ? Parce que si je veux bien reconnaître que tous les goûts sont dans la nature (je connais des gens ayant apprécié Quantum of Solace, par exemple <.<), il y a vraiment des fois où il faut arrêter de déconner.

Max Payne c’est quoi ? C’est sensé être l’adaptation filmique d’un jeu vidéo plutôt sympa où on tire sur tout ce qui bouge, mais avec classe, dans un univers de polar noir américain. Le jeu était surtout réputé pour son action frénétique et ses gunfights orchestrés avec brio de manière incroyablement cinématographique (il fut le premier à utiliser le fameux bullet-time de Matrix au sein d’un jeu). Dans cette optique, on s’attendait donc, au minimum, à un film d’action marrant mais sans scénario. On lui aurait volontiers pardonné telle carence, en spectateurs ouverts d’esprits qu’on est. Apèrs tout, quand on prend une place pour Max Payne, on s’attend pas à voir Citizen Caine.

Et bien figurez-vous qu’apparemment, c'est pas le cas du réalisateur qui y croit, lui, à son scénario, et en a rien à foutre des scènes d'action. Ainsi, on peut proclamer haut et fort que Max Payne est le premier film d’action sans aucune scène d’action. Incroyable ! o_O

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Cherchez pas : si ça tire, c'est que ça vient du jeu, et pas du film ! >.<

Ainsi, pendant tout le film, on se surprend à vouloir y croire. L’ambiance est plus ou moins là, Mark Whalberg n’est pas plus mauvais qu’un autre pour ce rôle (c’est pas non plus du Shakespeare aussi) et l’ensemble tourne plutôt pas mal… Mais ça tire pas. Ah… Un mec qui fait une tête de méchant, Max lui lance un regard noir c’est bon ça va shooter… ah non en fait Max rentre chez lui.  Mais bon c’est vrai que ce méchant il a l’air très méchant (les fans de Prison break reconnaitront "Soucrrré" apparemment <.<) et puis il dégouline tout le temps de sueur, ça lui donne encore plus l’air méchant (des litres d’eau qui lui glissent en permanence le long des muscles pour bien faire voir que c’est un drogué :o)… Et puis il fait vraiment plein de trucs de méchants comme… regarder !

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"Purée, je transpire trop... Ca fait trop méchant..."

Ah oui pendant les trois quart du film, on le voit observer, l’air méchant, et une bouteille d’Evian (probablement tenue par un assistant hors champ <.<) se vidant sur sa tête, perché sur les toits de la ville. Il regarde. C’est tout. Wouaa ! Comment il a l’air trop méchant !!

Sans rire, Max Payne serait franchement marrant s’il n’était pas aussi chiant. Il porte en lui des éléments de nanar qui aurait pu lui faire rejoindre de bonnes soirées pizza vidéo (genre le papi traitre qu’on grille dès le début, le black de service qui veut devenir l’ami du héros, le badguy sans dialogue et qui crève comme une merde, etc…) mais on s’ennuie beaucoup trop pour lui accorder au moins ça. Il ne s’y passe jamais rien !! Max voit son collègue, pour lui dire RIEN, il rentre à son bureau, pour y faire RIEN, hop un message sur son répondeur de son collègue qui lui dit RIEN mais bon faudrait quand même venir le voir, Max retourne chez lui (où il fait jamais RIEN : il veut même pas baiser avec les bombes lascives qui se tordent sur son lit et qui, du coup, ne font RIEN elles non plus) et voit son collègue qui fait RIEN. Il bouge même plus ce con ah merde en fait non c’est parce qu’il est mort. C’est con du coup on en saura RIEN de ce qu’il voulait lui dire à Max… Mais oh ! Surprise ! L’agresseur est encore sur les lieux, Max sort son flingue et… on voit RIEN Tonerweterrer !!! Histoire de styliser l’action, elle nous est en effet montrée dans le noir le plus total… et du coup il se passe RIEN. Putain…

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Ah ouais quand même la sal... Mais Max, il préfère Youporn.

Le pire, c’est qu’on peut comprendre ce qu’a essayé de faire le pauvre gusse derrière ce film : un vrai polar noir, où la tension monte tout le film durant pour n’exploser vraiment qu’à la fin… Sauf que ça se complique quand on voit que la fin est aussi insipide que le début. Même quand Max a tout compris, qu’il sait qui sont les méchants et décide de se faire justice, ça se règle en deux coups de feu. Sans rire ! Il va dans une ancienne boîte de nuit pour faire la peau au mec qui dégouline, on s’attend à un gros fight vu que c’est un peu le QG du méchant… Mais non, y’a juste trois types ! Expédié chacun en un coup de Shotgun, le dernier montré dans un bullet-time de la mort… qui dure trois plombes ! Honnêtement, je suis toujours le premier à crier au génie au moindre ralenti ou plan un tant soi peu stylé, mais là… Max Payne m’a fait découvrir une nouvelle sensation : je me suis fait chier dans un ralenti o_O Jamais je ne m’étais fait chier dans un putain de ralenti rogntudjuu !! D’habitude, on m’entend toujours m’exclamer comme un abruti "Omg… c’est trooop puissaaaant…" mais là, c’est juste super long. Sincèrement on est à la limite de la photo. Au bout de trente secondes (pendant lesquelles Max ne fait RIEN) on aperçoit la cartouche du Shotgun voler tooouuut douuucemeeent vers l’écran… ah ok c’est bon il a tiré. On attend encore… encore un petit peu… ah l’autre type aussi ne fait RIEN… ah si y’a une balle qui apparaît…on revient sur Max… tiens il a bougé ? ah non en fait. C'est tout ce putain de film qui est un ralenti ! xD

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Waou une 2e te-pu ! <.< Mais Max il est pédé et nomossesuel, les deux ! xD

Voilà. Ca c’est le premier des 2 bullet-time du film. Le second il est pour le papi traitror (qui se tient debout sans arme face au flingue de Max… c’est clair que ça nécessitait un ralenti stylé, deux mecs debout se regardant dans le blanc des yeux et qui font RIEN…)

Pour être honnête, le film m’a agréablement surpris avec une idée, celle de Max, à l’agonie, obligé de prendre la drogue des méchants pour survivre au froid et retrouver suffisamment de force pour aller leur faire la peau. Le scénario posait clairement que seul 1% des sujets tests avaient bénéficié de l’effet désiré à savoir un instinct de tueur, des sens développés au maximum, l’oubli de toute forme de peur. Les 99% de sujets restants sombraient immédiatement dans la paranoïa la plus totale, devenaient complètement fous, terrorisés par des hallucinations d’anges de la mort venus les chercher et se suicidant dans la minute.

Quand on voit Max au bout du rouleau, se servir une double dose… Sincèrement, un petit frisson nous parcoure l’échine : ce concept de mettre en avant son héros comme un élu ou un damné avait quelque chose de fascinant... Et la vision fulgurante qui s’en suit n’est pas non plus pour nous déplaire : le ciel se déchire et s’embrase autours du héros qui hurle à la mort, tandis que des anges noirs volent autours de lui à travers des cercles de feu. Une dimension infernale, apocalyptique. Max doit alors lutter pour ne pas se faire emporter par ces fameux anges, en tout cas, pas avant d’avoir atteint son objectif. Et de partir au QG du vrai méchant (le papi traitror du début) pour y faire un carnage.

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"Quoi, vous m'aviez pris pour une tarlouze ? Bien sûr que je vais tout péter !"

A ce moment là, on y croit plus que jamais, même si le film a passé quatre heures (temps que l’on a alors l’impression d’avoir passé dans la sale <.<) à nous plomber le moral par son inaction la plus totale. Là, on y croit. Max est furieux, il va faire un carnage.

Ben en fait, non. Le réalisateur est décidemment trop bille pour ça. Tout est pourtant là : la musique s’emballe, on voit plein de flics débarquer dans l’immeuble, cherchant à coincer Max Payne, dans une ambiance Die Hard pas désagréable… Mais Max ne tire toujours pas !! Tout juste aligne t-il un ou deux sous-fifres d’une seule balle, passant le reste de son temps à regarder (et donc à ne RIEN faire, bordel >.<) ces fameux anges à travers les fenêtres de l’immeuble.

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"Ah ah je vous ai eu ! Bien sûr que je suis pédé."

Sans qu’on sache pourquoi ni surtout comment, le voilà sur le toit de l’immeuble, abattant (le fameux deuxième bullet-time du dodo - oui parce qu'on s'endort -) son ennemi d’une seule balle. Bah oui quand même, apparemment le réa' a des quotas à pas dépasser, il faudrait quand même pas que ça tire trop ! >.<

Le cri de rage du spectateur, enfin, sortira au générique, prouvant par A+B qu’on s’est bien moqués de vous : tandis que s’affichent les noms du cast, on aperçoit en fond des flingues qui tirent (sur RIEN, bien évidemment) dans tous les sens !! Histoire de faire genre "woaou, ça butte trop, ce film !" … Sans commentaire -_-‘

Mais la honte ultime n’est pas encore là… Elle intervient APRES le générique (où perso je m’attendais à voir passer Blade en mob', dans la ruelle du coin) pour une dernière scène fulgurante : Max entre dans un café, silencieux. Il en prend un. S’installe à une table où une meuf lit un journal. La meuf baisse son journal, il s’agit de sa partenaire de fortune dans le film (la 2e te-pu, là... >.<). Ils regardent ensemble le journal, et ne disent RIEN. Ils ne font RIEN. Les lumières se rallument. Fin du film d'action.

J’aurais mieux fait de rester chez moi et de faire un truc mieux genre… RIEN >.<

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Children of Men (HD-DVD)

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Il aura fallu la générosité d’amis bien intentionnés pour que votre serviteur découvre enfin, avec beaucoup de retard, le film crépusculaire d’Alfonso Cuaron Children of Men.

Un film d’anticipation tout simplement énorme, dressant un portrait désespéré de notre monde, de notre société, de notre avenir, de l’homme. Aussi bouleversant que traumatisant, Children of Men constitue une claque comme on en avait pas prise depuis longtemps, et nous met face à la question de l’espoir.

Qu’est-ce que l’espoir ? Que donnerait un monde dépourvu, absolument dépourvu du moindre espoir ? Sans aucun doute il perdrait la boule, il pèterait les plombs.

Et pour cette humanité mourante, à l’agonie, l’espoir porte un nom : celui, peu orthodoxe, de Baby Diego. Derrière ce sobriquet pour le moins ridicule se cache tout simplement l’être humain le plus jeune du monde, la dernière véritable naissance en date. Celui qui serait logiquement appelé à être, dans l’inconscient collectif, le dernier homme sur terre. The Last Man on Earth. Le dernier représentant de l’homme, face à l’immensité et au vide de l’univers. Face à Dieu. De là, impossible de ne pas trouver le culte dont il fait l’objet radical de logique et de cohérence.

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Sauf pour Téholius. Pourquoi ? Parce qu’il avait déjà perdu tout espoir bien avant le reste de l’humanité. Ce qui se passe dans le monde n’est donc finalement que l’illustration, et l’extrapolation de la ruine de sa propre vie à lui. Bien avant le reste de la planète, Théolius avait donc fait l’expérience de la perte de toute forme d’espoir en même temps que celle de son unique enfant. Tout le propos du film est là : comment continuer d’y croire quand notre monde s’écroule ? Et le cadre intimiste du drame de prendre des dimensions universelles : le monde lui-même ne pourra plus avoir d’enfants. Comment continuer d’y croire ?

Pour Théolius, la réponse résidera dans le ventre rond de cette Marie-Madelaine des temps modernes. Une immigrée perdue dans un pays en proie à l’ultra nationalisme, femme à l’éducation visiblement limitée, certainement une prostituée. Et pourtant, bouleversante d’humanité.

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On dit de l’Afrique qu’elle constitue le berceau de l’humanité. Faut-il voir ici une volonté de Cuaron de nous prouver que tout recommence éternellement ? Que tout n’est qu’une question de cycles… et de foi ? Croire. En quoi ? En l’avenir. Croire en l’avenir.

L’espoir. Se battre pour cet espoir. Théo n’a rien d’un super-héros, il n’a pas même l’étoffe d’un "simple" héros. Ce n’est qu’un homme comme tous les autres, cherchant juste à éviter le plus d’emmerdes possibles. Ce n’est qu’un simple homme. Peut être même est-ce le dernier à se comporter véritablement en homme, à faire preuve d’humanité. Sans aucune conviction politique ni religieuse, il finira par tout donner, avec ses moyens à lui, pour protéger cet espoir qu’il a enfin retrouvé. Simplement parce que c’est humain, parce qu’il est un homme. Pas besoin de conviction particulière, d’idéologies fumeuses (comme celles des "résistants" du début, en fait des fanatiques comme tout le monde) pour agir en véritable être humain.

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Par sa description sans concession d’une planète au bord de l’embrasement, Children Of Men se pose là comme un véritable voyage en enfer, cherchant à démontrer à chaque image qu’il faut affronter ses peurs, affronter le mal à la racine pour finir par se transcender et surmonter la fatalité d’un destin réputé inexorable. Ainsi, quelle ironie dans le plan de Théolius qui, afin de protéger cette immigré de se faire repérer par le gouvernement doit paradoxalement se constituer prisonnier, le seul bateau pouvant leur permettre d’atteindre le "projet humanité" ne levant l’ancre que depuis le gouffre d’horreur que constitue ce camp de réfugiés clandestins. Alors seulement, après avoir cru mourir des dizaines de fois, après avoir affronté l’horreur de la mort et de la guerre, après avoir sur faire face à la réalité du mal-être de ce monde, ainsi qu’à la réalité de son propre mal, Théolius fera émerger la vie, au propre (en accouchant l’enfant) comme au figuré (les militaires cessant le feu dans un élan d’extase devant l’enfant qu’il protège… pour reprendre leur tuerie à la seconde même où il sera parti).

Fable humaine à la dimension universelle, véritable leçon de vie comme on aimerait (devrait ?) en prendre plus souvent, Children of Men se pose définitivement comme un authentique et indiscutable chef d’œuvre. Un classique instantané.

Devant l'ampleur d'un tel film, à peine ose t-on parler de sa facture technique, tout simplement époustouflante. La réalisation de Cuaron, faisant ici preuve d'un talent presque insolent, se pose comme naturelle, au plus près de ses personnages, et sait nous faire oublier ses prouesses de mise en scène pour mieux nous en faire ressentir les effets (plans séquences titanesques nous rendant véritablement claustrophobes, oppressant le spectateur au plus haut point). Enfin, un dernier mot sur le HD-DVD, qui avait trouvé là une véritable démo technique pour faire face à la concurence. L'image s'y révèle sidérante, et pouvoir visionner un tel chef d'oeuvre dans ces conditions tient du rêve éveillé. RIP HD-DVD, tu seras toujours dans mon coeur >.<

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17 novembre 2008

Lego Indiana Jones

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Aaah ! Les jeux Lego ! Un concept formidable né avec le tout premier Lego Star Wars, celui qui ne traitait que de la nouvelle trilogie, découvert pour ma part sur GameCube. Traveler Tales avait alors réussi à créer le jeu familial par excellence, présentant un certain challenge pour les plus grands (avec un milliard de secrets, parfois très bien cachés, à découvrir et à collectionner) mais aussi une facilité d’accès tout simplement géniale pour les plus petits – ou les Marcus du pad comme moi - (pas de game over). Avec la licence phare de Lucas en poche et son humour ravageur, Lego Star Wars avait su taper juste.

Et après de nombreuses déclinaisons, les p’tits gars de chez Traveler Tales décident de s’attaquer à l’autre grande licence emblématique de chez Lucasfilm, à savoir Indiana Jones.

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Toutes les scènes cultes, version Lego !

Indiana Jones ! Un nom légendaire, gravé dans l’inconscient collectif de toute une génération, véritable synonyme absolu du mot Aventure ! Celle avec un grand A ! Et pouvoir les revivre justement, ces aventures, sous la forme de personnages en Lego s’avère être une aubaine pour quiconque souhaiterait retomber en enfance le temps d’une petite partie.

Techniquement, la recette reste la même que sur les différent Lego Star Wars à savoir un jeu de plate-forme et d’exploration, mêlé d’un soupçon d’énigmes et regorgeant de passages secrets. Quoi de plus naturel que d’inclure la saga Indiana Jones dans un tel système ? Justement, celle-ci s’y prête à merveille, et redécouvrir façon Lego les trois films de la saga originale s’avère ici un pur bonheur (le dernier opus en date ayant été juste oublié… quand bien même le jeu surfait sur la sortie ciné de ce dernier pour relancer la "hype" Indiana Jones. Certains diront tant mieux, d’autres tant pis. <.<)

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"Demi-Luuuuuuune !!! Deeeemiiiiii-Luuuune !" XD

On se retrouve donc, comme d’accoutumée, à diriger deux personnages en coopération (un deuxième joueur peut en prendre le contrôle n’importe quand), traversant des dizaines de niveaux reprenant la trame principale des films. Les graphismes, bien que volontairement simplistes, restent tout de même dignes de la console et proposent des textures parfois superbes, et une image HD des plus clean et agréables. Le fond sonore reprend bien évidemment, telles quelles, les orchestrations de John Williams et ce pour le plus grand plaisir des fans un tant soit peu mélomanes.

Le gampelay, enfin, propose tout de même son lot d’innovations. La principale nouveauté réside en effet dans la présence d’items que l’on peut ramasser afin de s’en servir : ça va de la clé à molette pour réparer une machine cassée à la pelle à déterrer les trésors en passant par les manuels d’archéologie, essentiels pour bien déchiffrer les hiéroglyphes. Toutes ces petites trouvailles permettent à Lego Indiana Jones d’avoir pour lui un gameplay des plus diversifiés, et surtout possédant une identité bien à lui en regard de Lego Star Wars.

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"Tu triches, docteur Jones ! C'est parce que je suis petit !"

Enfin, on s’attardera quelques secondes sur le replay value du titre, tout simplement colossal. Comme d’habitude avec les jeux Lego, il vous sera proposé d’arpenter un niveau une première fois en mode "histoire", en jouant obligatoirement les personnages principaux, puis une seconde fois en mode "jeu libre" afin de débloquer tous les secrets et trouver tous les trésors. Ce deuxième mode de jeu vous permettant alors d’incarner une ribambelle de personnages en même temps, interchangeables par une simple pression de gâchette et vous permettant ainsi de faire face à toutes les énigmes possibles. Après le trip de la relecture de ses films préférés en mode histoire, on accède donc à un véritable terrain de jeu géant, qu’on va se surprendre à vouloir fouiller dans les moindres recoins, explosant tout sur notre passage afin de récolter toujours plus de pièces Lego. Bref, comme un gosse de quatre ans. La magie du jeu vidéo ou celle d’Indiana Jones ?

Tout simplement les deux, sans aucun doute.

Posté par Bobobiwan à 23:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Rez HD

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Le Xbox Live Arcade, c’est quand même quelque chose de sympa. D’accord, 90% des trucs qui sortent sur cette plate-forme sont juste des vieux jeux tout pourris (comprendre genre Frog ou Galaga… payer 10 € pour ça non mais ho <.<), mais depuis quelque temps, les développeurs de jeux vidéo, sans doute attirés par l’appât du gain, se lancent dans des projets beaucoup plus alléchants. Capcom tentât ainsi un coup de poker magistral avec Mega Man 9 (un jeu 8bits en 2008… arnaque ou génie ?) qui se solda par un nombre de DL sidérant… On notera également le remake HD de Bionic Commando, très bien fichu visuellement et toujours aussi sympa à jouer, et bien sûr le très attendu Super Street Fighter II HD remix, mise en bouche obligatoire avant le mastodonte Street Fighter IV prévu pour le début d’année prochaine.

Et puis, au milieu de tous ces projets fut mis en place celui de faire un remake HD de Rez, titre génial de Tetsuya Mizuguchi sur Dreamcast, qui avait marqué toute une génération de gamers attirés par les jeux concepts. Autant pour certains jeux, le principe du remake tend à faire pester, autant ici il semblait totalement justifié. Ainsi, la mort prématuré de la Dreamcast et le très faible nombre d’éditions PS2 du jeu le rendent extrêmement difficile à trouver aujourd’hui pour qui souhaiterait tenter l’expérience.

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"Nous contrôlons les verticales et les horizontales..."

Ensuite, puisqu’il s’agit effectivement d’une expérience, tant visuelle que sonore, la perspective d’y jouer dans des conditions optimum ne peut que réjouir. En effet, ici, l’intérêt majeur réside dans "le trip" procuré par le jeu, par ce mix étrange et fascinant d’images abscondes monté en rythme (celui du joueur !) sur une musique psychédélique, qui va de la techno pure au bon gros hardcore, en passant par la jungle, la transe et autre style indéfinissable que seuls les spécialistes reconnaitront. Tout l’intérêt du jeu est donc là, dans ce qui s’offre à nos yeux et nos oreilles. En dehors de ça, le principe général n’est finalement que celui d’un "simple" shooter, dont le gameplay (tir simple ou locké, bombes) et la représentation ont d’ailleurs été totalement empruntés à Panzer Dragoon, shoot’em up phare de Sega.

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Et en musique, ça claque encore plus <.<

Le passage de Rez à la HD et au son DTS ne peut donc être qu’un évènement pour les fans du titre. Pour les autres, les néophytes dont je faisais encore partie il y a quelques temps, voilà l’occasion rêvée de découvrir ce jeu sous acides.

Rez a beau être plutôt court (4 levels + 1 à débloquer), le challenge y est très présent. Les ennemis affluent par dizaines, et la vie se fait extrêmement rare. De plus, afin de débloquer les multiples bonus (et bien sûr les succès 360 qui vont avec) il vous faudra battre des records de précision, d’analyse du niveau, de collecte d’objets ou encore tout simplement… de score. Il vous faudra alors maîtriser les arcanes du lock et oublier les tirs groupés, pourtant indispensables dans certains situations dangereuses, afin de débloquer de nouveaux modes de jeu tous plus difficiles et passionnants les uns que les autres.

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Le premier boss, aussi stressant que beau. Et la zique est mortelle !

Rez, c’est de l’hallu en barre, des crampes aux doigts et de la sueur sur le front, du jettage de manette même parfois pour les Marcus du pad comme moi, mais qu’est-ce que c’est jouissif ! L’histoire (car il y en a une), complètement barrée, vous fera décoller au fur et à mesure de votre voyage introspectif dans les méandres d’un programme si développé qu’il cherche à s’autodétruire, prisonnier de ses réflexions existentielles. A vous donc de shooter du virus et autres formes bizarroïdes dans un univers aux textures naissantes, sur un fond d’électro étourdissante.

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Un autre niveau s'ouvre... Et avec lui, un autre trip.

Rez n’est pas un petit jeu vite fait mal fait comme on en voit pulluler sur le Live. Il s’agit d’un titre unique, qui retrouve ici une seconde vie plus que méritée et qui mérite vraiment qu’on s’y intéresse plus avant. Le rejet total de la part du joueur reste possible tant l’expérience est spéciale, mais c’est pour cela que la version démo existe... A essayer de toute urgence !!

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15 novembre 2008

Watchmen : nouveau trailer !

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il claque grave. Comme d'habitude avec Snyder, les ralentis abondent en tous sens afin de nous offrir des images toutes plus magnifiques les unes que les autres. On reconnait bien là le réalisateur de 300 <.<

On notera dans cette nouvelle bande annonce l'utilisation jouissive d'un morceau tiré de la B.O. de... GTA IV !! Preuve s'il en est de la geekitude absolue de son réalisateur ! Enjoy :D

Posté par Bobobiwan à 11:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]