12 décembre 2012

The Man of Steel : nouveau Trailer !!

Man of Steel (Superman) wallpaper

Reprise des activités sur le Boboland, avec un évènement pour le moins marquant dans la galaxie cinéma : alors que s’apprête à sortir le magnifique The Hobbit sur nos écrans de France et de Navarre, les producteurs de Warner Bros gratifient le net d’une nouvelle bande annonce de leur nouvelle version de Superman, appelée cette fois Man of Steel.

Superman et moi, c’est une grande histoire d’amour. Enfin, surtout au cinéma. La version originale de Richard Donner, avec le regretté Christopher Reeves, est pour moi un véritable chef d’œuvre intemporel. Donner et Reeves avaient en effet réussi l’exploit, à l’époque, de nous faire croire qu’un homme pouvait voler. Alors que le thème du super héros pouvait aisément se traiter de manière grand-guignolesque, ils avaient décidé de raconter l’histoire avec le plus grand sérieux qui soit. Et John Williams, le génie qui composa la musique orchestrale du film, de faire entrer le thème de Superman dans la légende. A croire que le personnage lui-même avait été inspiré par cette musique, et pas l’inverse :

John Williams conduisant l'orchestre philarmonique de Londres pour le thème de Superman. Magique.

Lorsqu’en 2006, Bryan Singer se vit confier les clés de la saga, son amour pour l’œuvre de Donner était tel qu’il ne put se dépêtrer du film original, réalisant alors un hybride entre suite et remake, coincé entre l’hommage fidèle et l’envie de voler de ses propres ailes. Superman Returns fut incompris, boudé par la critique et le public, alors que c’était une œuvre sincère qui s’interrogeait sur la passation, la paternité, la responsabilité (incroyable séquence de Superman, lévitant au-dessus de la Terre tel un dieu protecteur, et "écoutant" la planète pleurer son sauveur). Quoi qu’il en soit, et puisqu’on parle aujourd’hui de bande annonce, le premier Teaser Trailer de ce Superman Returns était un pur chef d’œuvre, du genre à rendre fou le moindre geek un tant soit peu fan de l’homme d’acier :

Le magnifique Teaser Trailer de Superman Returns.

Les plans sont alors iconiques au possible : la ferme Kent, des hommes rassemblés dans un silence religieux et regardant le ciel, un homme passant devant le soleil, la cape au vent, tandis que la voix de Marlon Brando résonne à travers le temps : "il ne leur manque que la lumière pour leur montrer la voie…" La musique de John Williams, celle du film original, nous fait instantanément revenir sur la planète Krypton. L’ambiance se veut grandiose, solennelle au possible, marquant l’évènement d’une pierre blanche : Superman revient. Qu’est-ce que j’ai pu le regarder, ce trailer.

Nolan et Snyder, une nouvelle ère qui s’ouvre.

Aujourd’hui, le succès incroyable du traitement de Nolan appliqué à Batman lui permet d’obtenir les clés de cet énième reboot. Et quand on voit le génie et le sérieux avec lequel il traita le personnage du Caped Crusader, on ne peut que se mettre à fantasmer dans tous les sens. Surtout lorsqu’il choisit Zack Snyder, véritable peintre du cinéma geek, pour illustrer son histoire (car non, c’est pas Zack qui va écrire l’histoire, on a vu ce que ça a donné avec Sucker Punch).

Le premier Teaser Trailer de Man of Steel donnait ainsi déjà à voir la nouvelle couleur qui s’apprête à être appliquée au personnage :

Teaser Trailer de Man of Steel, version Jor-El.

Un teaser parfait en soi, car il intrigue juste ce qu’il faut, et déconcerte complètement. Le public en salles, qui découvre cette bande-annonce sans rien savoir, pense certainement tout d’abord à une sorte de drame, où on s’intéressera au parcours d’un homme qui cherche sa voie, qui semble complètement perdu. La musique onirique, reprise du Seigneur des Anneaux, achève d’installer cette ambiance mélancolique remplie de tristesse et de questions. Et puis soudain, un homme s’envole dans le ciel. "What the f… ?" Apparait alors le logo de Superman. Nolan a tout compris.

La seconde bande annonce qui sort aujourd’hui prolonge ce concept pour le magnifier, voire le transcender :

Oh. My. God.

La musique est cette fois bien celle du futur film. Signée Hanz Zimmer, elle semble ici décalquer à la quasi-perfection son travail sur Gladiator. A la limite de l’auto-plagiat. Panne d’inspiration ? Peut-être. Sans doute. Mais on s’en fout. Car quelle ambiance de fou elle permet alors d’instaurer ! Une tristesse omniprésente, mais sans aucune larme, comme une mélancolie qui vous colle au corps pour ne jamais vous quitter...

Ici, le principe aberrant du super héros se voit donc traité de la manière la plus réaliste qui soit, sur le plan psychologique : et si un enfant se découvrait réellement des pouvoirs surhumains ? S’il s’avérait que sa force dépasse de manière inexplicable tout ce qu’il est possible d’imaginer, s’il découvrait qu’il était immortel, que rien ne peut l’atteindre en ce bas-monde, qu’il est littéralement au-dessus du monde des hommes ? Comment réagirait-il ? Comment réagiraient ses parents ? Car manifestement, les croyances humaines étant ce qu’elles sont, il ne pourrait que s’agir d’une sorte de dieu, peut-être même de Dieu lui-même ? D’un messie envoyé sur Terre pour nous sauver ? Ou pour régner sur les hommes ?

La question que l’enfant pose à son père (Kevin Costner, rien que ça) après avoir sauvé ses camarades d’un accident de bus est en ce sens confondante : "Que devais-je faire ? Les laisser mourir ?" Et son père de répondre "Peut-être", le secret de cette existence, de cette destinée étant à l’évidence plus important que tout ce qui existe.

Clark, plus tard, une fois adulte, semble encore plus perdu que jamais. Il semble mener une vie errante, sans aucune attache. Un chemin initiatique plein de questions. Jusqu’à ce qu’il trouve des réponses auprès de Jor-El, son père biologique (Russel Crowe, quand même !), qui le poussera à embrasser sa destinée. Et la bande annonce de se terminer sur cette interrogation "Mon père était persuadé que le monde n’était pas prêt. Qu’en pensez-vous ?" Sous-entendu : "pas prêt pour moi".

Disons-le tout net, la direction que semble prendre ce film est absolument sidérante. Christopher Nolan, dans sa quête de réalisme absolu, semble parti pour donner au personnage de Superman une dimension encore jamais vue. L’humoriste Thomas Ngijol disait déjà dans un de ses sketchs : "Superman, quand il passe au-dessus de l’Afrique, il en a rien à foutre !"

Le sketch de Thomas Ngijol, super drôle, mais qui pose aussi de vraies questions !

Et c’est vrai que ça a toujours été là le problème principal d’un tel personnage. Comment se fait-il qu’avec de tels pouvoirs, de telles responsabilités, il se contente d’arrêter un bête petit braquage de banque aux Etats-Unis (Superman Returns) et ne fasse rien pour la paix dans le monde ? Comment gèrerait-il les différents conflits militaires qui sillonnent notre planète ? Déciderait-il d’intervenir, ou laisserait-il les hommes s’entretuer jusqu’au dernier, eux qui font proliférer sans cesse la misère et la malheur partout où ils se trouvent ? Pourrait-il, devrait-il même, se comporter comme un véritable Dieu, celui que tant d’hommes prient chaque jour, dans l'attente d'un Sauveur ?

Personnellement, c’est cet aspect du personnage de Superman qui m’a toujours fasciné, et que j’espère voir traité dans la saga (oui car il y aura inévitablement d’autres films, cette fois) de Nolan. Et quand on voit le talent dont il a su faire preuve pour sa trilogie du Dark Knight, on ne peut que s’impatienter un peu plus. Revoir cette bande annonce. Et pleurer de nouveau.

Superman revient !! (encore) (mais cette fois il va tout casser !)

Man of Steel

Le 13 juin 2013 sur vos écrans !

 

Posté par Bobobiwan à 16:14 - Commentaires [4] - Permalien [#]
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