20 novembre 2008

Children of Men (HD-DVD)

children_of_men

Il aura fallu la générosité d’amis bien intentionnés pour que votre serviteur découvre enfin, avec beaucoup de retard, le film crépusculaire d’Alfonso Cuaron Children of Men.

Un film d’anticipation tout simplement énorme, dressant un portrait désespéré de notre monde, de notre société, de notre avenir, de l’homme. Aussi bouleversant que traumatisant, Children of Men constitue une claque comme on en avait pas prise depuis longtemps, et nous met face à la question de l’espoir.

Qu’est-ce que l’espoir ? Que donnerait un monde dépourvu, absolument dépourvu du moindre espoir ? Sans aucun doute il perdrait la boule, il pèterait les plombs.

Et pour cette humanité mourante, à l’agonie, l’espoir porte un nom : celui, peu orthodoxe, de Baby Diego. Derrière ce sobriquet pour le moins ridicule se cache tout simplement l’être humain le plus jeune du monde, la dernière véritable naissance en date. Celui qui serait logiquement appelé à être, dans l’inconscient collectif, le dernier homme sur terre. The Last Man on Earth. Le dernier représentant de l’homme, face à l’immensité et au vide de l’univers. Face à Dieu. De là, impossible de ne pas trouver le culte dont il fait l’objet radical de logique et de cohérence.

clive_owen_children_of_men_image

Sauf pour Téholius. Pourquoi ? Parce qu’il avait déjà perdu tout espoir bien avant le reste de l’humanité. Ce qui se passe dans le monde n’est donc finalement que l’illustration, et l’extrapolation de la ruine de sa propre vie à lui. Bien avant le reste de la planète, Théolius avait donc fait l’expérience de la perte de toute forme d’espoir en même temps que celle de son unique enfant. Tout le propos du film est là : comment continuer d’y croire quand notre monde s’écroule ? Et le cadre intimiste du drame de prendre des dimensions universelles : le monde lui-même ne pourra plus avoir d’enfants. Comment continuer d’y croire ?

Pour Théolius, la réponse résidera dans le ventre rond de cette Marie-Madelaine des temps modernes. Une immigrée perdue dans un pays en proie à l’ultra nationalisme, femme à l’éducation visiblement limitée, certainement une prostituée. Et pourtant, bouleversante d’humanité.

childrenofmen10sn0

On dit de l’Afrique qu’elle constitue le berceau de l’humanité. Faut-il voir ici une volonté de Cuaron de nous prouver que tout recommence éternellement ? Que tout n’est qu’une question de cycles… et de foi ? Croire. En quoi ? En l’avenir. Croire en l’avenir.

L’espoir. Se battre pour cet espoir. Théo n’a rien d’un super-héros, il n’a pas même l’étoffe d’un "simple" héros. Ce n’est qu’un homme comme tous les autres, cherchant juste à éviter le plus d’emmerdes possibles. Ce n’est qu’un simple homme. Peut être même est-ce le dernier à se comporter véritablement en homme, à faire preuve d’humanité. Sans aucune conviction politique ni religieuse, il finira par tout donner, avec ses moyens à lui, pour protéger cet espoir qu’il a enfin retrouvé. Simplement parce que c’est humain, parce qu’il est un homme. Pas besoin de conviction particulière, d’idéologies fumeuses (comme celles des "résistants" du début, en fait des fanatiques comme tout le monde) pour agir en véritable être humain.

children_of_men_theo_kee1_1166716426

Par sa description sans concession d’une planète au bord de l’embrasement, Children Of Men se pose là comme un véritable voyage en enfer, cherchant à démontrer à chaque image qu’il faut affronter ses peurs, affronter le mal à la racine pour finir par se transcender et surmonter la fatalité d’un destin réputé inexorable. Ainsi, quelle ironie dans le plan de Théolius qui, afin de protéger cette immigré de se faire repérer par le gouvernement doit paradoxalement se constituer prisonnier, le seul bateau pouvant leur permettre d’atteindre le "projet humanité" ne levant l’ancre que depuis le gouffre d’horreur que constitue ce camp de réfugiés clandestins. Alors seulement, après avoir cru mourir des dizaines de fois, après avoir affronté l’horreur de la mort et de la guerre, après avoir sur faire face à la réalité du mal-être de ce monde, ainsi qu’à la réalité de son propre mal, Théolius fera émerger la vie, au propre (en accouchant l’enfant) comme au figuré (les militaires cessant le feu dans un élan d’extase devant l’enfant qu’il protège… pour reprendre leur tuerie à la seconde même où il sera parti).

Fable humaine à la dimension universelle, véritable leçon de vie comme on aimerait (devrait ?) en prendre plus souvent, Children of Men se pose définitivement comme un authentique et indiscutable chef d’œuvre. Un classique instantané.

Devant l'ampleur d'un tel film, à peine ose t-on parler de sa facture technique, tout simplement époustouflante. La réalisation de Cuaron, faisant ici preuve d'un talent presque insolent, se pose comme naturelle, au plus près de ses personnages, et sait nous faire oublier ses prouesses de mise en scène pour mieux nous en faire ressentir les effets (plans séquences titanesques nous rendant véritablement claustrophobes, oppressant le spectateur au plus haut point). Enfin, un dernier mot sur le HD-DVD, qui avait trouvé là une véritable démo technique pour faire face à la concurence. L'image s'y révèle sidérante, et pouvoir visionner un tel chef d'oeuvre dans ces conditions tient du rêve éveillé. RIP HD-DVD, tu seras toujours dans mon coeur >.<

Posté par Bobobiwan à 16:46 - Commentaires [3] - Permalien [#]


17 novembre 2008

Lego Indiana Jones

legoindianajones7

Aaah ! Les jeux Lego ! Un concept formidable né avec le tout premier Lego Star Wars, celui qui ne traitait que de la nouvelle trilogie, découvert pour ma part sur GameCube. Traveler Tales avait alors réussi à créer le jeu familial par excellence, présentant un certain challenge pour les plus grands (avec un milliard de secrets, parfois très bien cachés, à découvrir et à collectionner) mais aussi une facilité d’accès tout simplement géniale pour les plus petits – ou les Marcus du pad comme moi - (pas de game over). Avec la licence phare de Lucas en poche et son humour ravageur, Lego Star Wars avait su taper juste.

Et après de nombreuses déclinaisons, les p’tits gars de chez Traveler Tales décident de s’attaquer à l’autre grande licence emblématique de chez Lucasfilm, à savoir Indiana Jones.

lego_indiana_jones_the_original_adventures_20080310040105207_640w

Toutes les scènes cultes, version Lego !

Indiana Jones ! Un nom légendaire, gravé dans l’inconscient collectif de toute une génération, véritable synonyme absolu du mot Aventure ! Celle avec un grand A ! Et pouvoir les revivre justement, ces aventures, sous la forme de personnages en Lego s’avère être une aubaine pour quiconque souhaiterait retomber en enfance le temps d’une petite partie.

Techniquement, la recette reste la même que sur les différent Lego Star Wars à savoir un jeu de plate-forme et d’exploration, mêlé d’un soupçon d’énigmes et regorgeant de passages secrets. Quoi de plus naturel que d’inclure la saga Indiana Jones dans un tel système ? Justement, celle-ci s’y prête à merveille, et redécouvrir façon Lego les trois films de la saga originale s’avère ici un pur bonheur (le dernier opus en date ayant été juste oublié… quand bien même le jeu surfait sur la sortie ciné de ce dernier pour relancer la "hype" Indiana Jones. Certains diront tant mieux, d’autres tant pis. <.<)

3

"Demi-Luuuuuuune !!! Deeeemiiiiii-Luuuune !" XD

On se retrouve donc, comme d’accoutumée, à diriger deux personnages en coopération (un deuxième joueur peut en prendre le contrôle n’importe quand), traversant des dizaines de niveaux reprenant la trame principale des films. Les graphismes, bien que volontairement simplistes, restent tout de même dignes de la console et proposent des textures parfois superbes, et une image HD des plus clean et agréables. Le fond sonore reprend bien évidemment, telles quelles, les orchestrations de John Williams et ce pour le plus grand plaisir des fans un tant soit peu mélomanes.

Le gampelay, enfin, propose tout de même son lot d’innovations. La principale nouveauté réside en effet dans la présence d’items que l’on peut ramasser afin de s’en servir : ça va de la clé à molette pour réparer une machine cassée à la pelle à déterrer les trésors en passant par les manuels d’archéologie, essentiels pour bien déchiffrer les hiéroglyphes. Toutes ces petites trouvailles permettent à Lego Indiana Jones d’avoir pour lui un gameplay des plus diversifiés, et surtout possédant une identité bien à lui en regard de Lego Star Wars.

5

"Tu triches, docteur Jones ! C'est parce que je suis petit !"

Enfin, on s’attardera quelques secondes sur le replay value du titre, tout simplement colossal. Comme d’habitude avec les jeux Lego, il vous sera proposé d’arpenter un niveau une première fois en mode "histoire", en jouant obligatoirement les personnages principaux, puis une seconde fois en mode "jeu libre" afin de débloquer tous les secrets et trouver tous les trésors. Ce deuxième mode de jeu vous permettant alors d’incarner une ribambelle de personnages en même temps, interchangeables par une simple pression de gâchette et vous permettant ainsi de faire face à toutes les énigmes possibles. Après le trip de la relecture de ses films préférés en mode histoire, on accède donc à un véritable terrain de jeu géant, qu’on va se surprendre à vouloir fouiller dans les moindres recoins, explosant tout sur notre passage afin de récolter toujours plus de pièces Lego. Bref, comme un gosse de quatre ans. La magie du jeu vidéo ou celle d’Indiana Jones ?

Tout simplement les deux, sans aucun doute.

Posté par Bobobiwan à 23:45 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Rez HD

Rez_20HD

Le Xbox Live Arcade, c’est quand même quelque chose de sympa. D’accord, 90% des trucs qui sortent sur cette plate-forme sont juste des vieux jeux tout pourris (comprendre genre Frog ou Galaga… payer 10 € pour ça non mais ho <.<), mais depuis quelque temps, les développeurs de jeux vidéo, sans doute attirés par l’appât du gain, se lancent dans des projets beaucoup plus alléchants. Capcom tentât ainsi un coup de poker magistral avec Mega Man 9 (un jeu 8bits en 2008… arnaque ou génie ?) qui se solda par un nombre de DL sidérant… On notera également le remake HD de Bionic Commando, très bien fichu visuellement et toujours aussi sympa à jouer, et bien sûr le très attendu Super Street Fighter II HD remix, mise en bouche obligatoire avant le mastodonte Street Fighter IV prévu pour le début d’année prochaine.

Et puis, au milieu de tous ces projets fut mis en place celui de faire un remake HD de Rez, titre génial de Tetsuya Mizuguchi sur Dreamcast, qui avait marqué toute une génération de gamers attirés par les jeux concepts. Autant pour certains jeux, le principe du remake tend à faire pester, autant ici il semblait totalement justifié. Ainsi, la mort prématuré de la Dreamcast et le très faible nombre d’éditions PS2 du jeu le rendent extrêmement difficile à trouver aujourd’hui pour qui souhaiterait tenter l’expérience.

rez

"Nous contrôlons les verticales et les horizontales..."

Ensuite, puisqu’il s’agit effectivement d’une expérience, tant visuelle que sonore, la perspective d’y jouer dans des conditions optimum ne peut que réjouir. En effet, ici, l’intérêt majeur réside dans "le trip" procuré par le jeu, par ce mix étrange et fascinant d’images abscondes monté en rythme (celui du joueur !) sur une musique psychédélique, qui va de la techno pure au bon gros hardcore, en passant par la jungle, la transe et autre style indéfinissable que seuls les spécialistes reconnaitront. Tout l’intérêt du jeu est donc là, dans ce qui s’offre à nos yeux et nos oreilles. En dehors de ça, le principe général n’est finalement que celui d’un "simple" shooter, dont le gameplay (tir simple ou locké, bombes) et la représentation ont d’ailleurs été totalement empruntés à Panzer Dragoon, shoot’em up phare de Sega.

rez_hd_20080129032735163_000

Et en musique, ça claque encore plus <.<

Le passage de Rez à la HD et au son DTS ne peut donc être qu’un évènement pour les fans du titre. Pour les autres, les néophytes dont je faisais encore partie il y a quelques temps, voilà l’occasion rêvée de découvrir ce jeu sous acides.

Rez a beau être plutôt court (4 levels + 1 à débloquer), le challenge y est très présent. Les ennemis affluent par dizaines, et la vie se fait extrêmement rare. De plus, afin de débloquer les multiples bonus (et bien sûr les succès 360 qui vont avec) il vous faudra battre des records de précision, d’analyse du niveau, de collecte d’objets ou encore tout simplement… de score. Il vous faudra alors maîtriser les arcanes du lock et oublier les tirs groupés, pourtant indispensables dans certains situations dangereuses, afin de débloquer de nouveaux modes de jeu tous plus difficiles et passionnants les uns que les autres.

rez_hd_20070921084920814

Le premier boss, aussi stressant que beau. Et la zique est mortelle !

Rez, c’est de l’hallu en barre, des crampes aux doigts et de la sueur sur le front, du jettage de manette même parfois pour les Marcus du pad comme moi, mais qu’est-ce que c’est jouissif ! L’histoire (car il y en a une), complètement barrée, vous fera décoller au fur et à mesure de votre voyage introspectif dans les méandres d’un programme si développé qu’il cherche à s’autodétruire, prisonnier de ses réflexions existentielles. A vous donc de shooter du virus et autres formes bizarroïdes dans un univers aux textures naissantes, sur un fond d’électro étourdissante.

untitled

Un autre niveau s'ouvre... Et avec lui, un autre trip.

Rez n’est pas un petit jeu vite fait mal fait comme on en voit pulluler sur le Live. Il s’agit d’un titre unique, qui retrouve ici une seconde vie plus que méritée et qui mérite vraiment qu’on s’y intéresse plus avant. Le rejet total de la part du joueur reste possible tant l’expérience est spéciale, mais c’est pour cela que la version démo existe... A essayer de toute urgence !!

Posté par Bobobiwan à 23:07 - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 novembre 2008

Watchmen : nouveau trailer !

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il claque grave. Comme d'habitude avec Snyder, les ralentis abondent en tous sens afin de nous offrir des images toutes plus magnifiques les unes que les autres. On reconnait bien là le réalisateur de 300 <.<

On notera dans cette nouvelle bande annonce l'utilisation jouissive d'un morceau tiré de la B.O. de... GTA IV !! Preuve s'il en est de la geekitude absolue de son réalisateur ! Enjoy :D

Posté par Bobobiwan à 11:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]

26 octobre 2008

Heroes Saison III (04-06)

heroes_haut1

La reprise de Heroes ayant d’ores et déjà amorcé cette troisième saison comme étant indubitablement sa meilleure, on en pouvait déjà plus d’attendre, après seulement trois épisodes, de voir comment les choses allaient tourner pour Peter Pettrelli et sa bande. Que dire si ce n’est que visiblement, les scénaristes ne sont pas près de s’arrêter en chemin, tant ils semblent guidés par une envie de tout ravager sur leur passage, de retourner sans dessus dessous tout ce gentil petit monde que l’on suit depuis deux ans maintenant… Un bordel sans nom qui n’aura qu’une seule et unique conséquence : faire pousser de véritables cris de joie aux fans les plus endurcis !

The end is just a beginning

Futur Pete avait donc "emmené" son alter égo avec lui dans le futur, nous permettant enfin de découvrir la menace réelle de cette saison. Ce n’est plus un secret pour personne, les précogs sont omniprésents dans Heroes, permettant à nos valeureux guerriers de sauver le monde sans que celui-ci ai conscience du danger. La menace est donc ici implicite : d’ici quelques années, tout le monde aura des pouvoirs, grâce à une injection miracle réveillant une mutation chez le patient. On pourrait sans doute se laisser aller à un débat sur l’aspect dangereux d’une telle situation (est-ce vraiment un telle menace ?) mais ce serait passer à côté de cet étrange dessin que tous semblent peindre un peu à droite à gauche : la Terre littéralement coupée en deux. Et si Hiro semble bien, lui, avoir assisté en "live" à la scission des plaques tectoniques (mais rien n’est moins sûr), il n’en est rien de futur Pete, qui l’a, comme tous les autres précognitifs, vu à travers ses peintures.

s0syl7by

R.I.P. Mista' Isaac, premier des précogs et futur costume d'halloween pour moi xD

On peut raisonnablement se pencher sur l’impact d’un tel dessin : est-il à prendre au pied de la lettre ? Ou ne représente t-il qu’une métaphore du destin du monde, à savoir une humanité divisée en deux ? Et qui dit division, dit forcément guerre…

Quoi qu’il en soit, cet épisode futuriste (cf. I am become Death) nous permet également d’assister à l’une des plus grandes surprises de la série : un Sylar papa, habitant chez les Bennet et ayant nommé son fils Noah <.< L’absence flagrante de Bennet dans cette version du futur peut nous emmener sans mal à penser que ce dernier est mort… Mais pour que Sylar nomme son fils comme l’homme aux lunettes d’écailles, leurs liens ont forcément du devenir très forts… Peut être Bennet aurait-il donné sa vie pour Gabriel, qui sait ?

sylar_pumpkin

Sylar aussi veut fêter Halloween <.<

Ying and Yang

L’inversion des valeurs est ici poussée jusque dans le pouvoir de Sylar, qui serait le seul permettant à Peter de sauver le monde… au prix d’une malédiction sans nom. Le spectateur éberlué verra donc Peter foncer comme toujours tête baissée, cette fois non plus empreint de naïveté mais d’une véritable rage au ventre, frappant tout ce qui bouge et ouvrant des têtes au passage (son frère et sa mère ! o_O cette dernière étant sauvée par … Sylar <.<). L’aveuglement de Peter le conduira d’ailleurs dans une bien mauvaise posture, malgré les efforts de tonton Sylar pour le protéger, ce dernier se posant immanquablement comme le véritable héros de ce début de saison : un homme sur le chemin de la rédemption, cherchant à bien agir, sans cesse tourmenté de questions et cherchant la vérité… Tout le contraire de Peter, qui joue comme d’habitude les petits cons de service xD

On aurait pu penser que l’habileté de Sylar (à savoir comprendre les choses) lui aurait permis de "réfléchir" un peu plus mais il faut croire que la soif de sang qui va avec ne lui en laisse pas le temps… La folie de Peter renforçant d’autant plus l’aspect combatif de Sylar, le positionnant en victime de son propre pouvoir sur les deux premières saisons et le faisant apparaître d’autant plus fort dans cette troisième (puisqu’il lutte en permanence pour se contrôler, contrairement à son "frère").

Heroes_Saison_2

Tous nos amis réunis. Grand mère (Pettrelli ?) sait faire un bon café...

Les épisodes 5 et 6 se montrent d’ailleurs d’autant plus intéressants qu’ils nous révèlent la création d’un véritable clan adverse, les fameux "vilains" se réunissant peu à peu sous une même bannière, celle d’un homme que l’on pensait pourtant disparu à savoir… papa Pettrelli ! Pour lui faire face, mama Pettrelli aura fort à faire, d’autant plus quand on voit le bordel hallucinant qu’il se passe dans son "équipe". Entre un Bennet insoumis, cherchant à faire tuer son co-équipier quand bien même celui-ci vient de sauver sa fille (!), un Peter complètement hystérique qui cherche à lui couper la tête juste parce qu’elle ne répond pas assez vite à ses questions et deux japonais enchaînant gaffe sur gaffe, mama Pettrelli ne semble pas avoir beaucoup de résistance à opposer au camp adverse. Pire encore ! Elle se retrouve dans le coma pour avoir croisé dans ses rêves son adversaire de mari <.<

Papa est rentré

Et comme il semble puissant, son mari ! A la manière de ses deux fils mutants (Peter et Gabriel… Nathan étant né "normal"), son pouvoir consiste à récupérer tous les autres pouvoirs, mais d’une manière encore différente. Quand Peter joue à l’éponge humaine et Gabriel à l’horloger "qui veut comprendre comment ça marche", daddy lui, vole tout simplement les habiletés de ses victimes, il dépouille les gens de leurs pouvoirs. Ceci nous emmenant inévitablement au final incroyable de l’épisode 6, au cours duquel il démunit Peter de tous ses pouvoirs (on peut ici y voir le prix à payer pour son arrogance… peut être cette expérience poussera t’elle Peter à enfin réfléchir ?)

milo_ventimiglia_heroes

"I don't think so." (huh ? <.<)

Scénaristiquement, on peut se demander ici où les auteurs veulent en venir. Mille et une théories circulent déjà sur le net pour savoir comment Peter récupérera ses pouvoirs, et surtout, quitte à les avoir perdu aussi vite, quel était l’intérêt pour lui d’aller chercher le pouvoir de Sylar dans le futur ? Ce pouvoir, qui était sensé l’aider à tout comprendre et donc à sauver le monde, lui aura (pour le moment) juste fait péter un câble et se jeter tout droit dans la gueule du loup… pour en être privé aussi sec ! Papa Pettrelli aurait-il donc également récupéré la faim inhérente au pouvoir de Sylar ? Etait-ce là le but de Futur Pete ? Tant de questions soulevées par ce nouveau grand méchant (très effrayant, avouons le), des questions qui nous font brûler d’impatience quant à la suite des aventures de nos héros favoris !

Posté par Bobobiwan à 19:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]


24 octobre 2008

Photos de Sylar en Spock !

spockQuinto

"Vulcaiiiiin.... !"

Elles ont beau avoir fait le tour du net depuis un moment, impossible de ne pas vour faire partager ici la joie et l'émerveillement que l'on peut ressentir au vu de ces nouvelles photos officielles de Star Trek XI. Pourtant, je vous avouerais humblement ne pas connaître grand chose à Star Trek. Pour moi, c'est un peu comme Gundam, un univers dans lequel j'ai toujours voulu rentrer mais qui s'avère tellement colossal qu'on ne sait jamais par quel bout l'aborder.

Non, finalement, ce qui sucite mon enthousiasme dans ce projet, c'est tout d'abord le choix du réalisateur J.J. Abrams, créateur entre autre de la série Alias mais surtout réalisateur du génial Mission Impossible III. Un réal' sachant immanquablement donner un coup de jeune aux séries peut être un peu poussiéreuses, en mal de renouvellement. Et ce renouvellement, ça passe forcément par un cast inattendu.

Et ça commence fort, avec Zacharry Quinto, notre Sylar des familles, en Spock. On se demandait comment l'acteur comptait aborder le personnage, on sait aujourd'hui, au vu de ces photos très vintage qu'il compte le faire dans le plus grand respect de son illustre ainé, Léonard Nimoy. regardez moi un peu cette tête de Vulcain ! Il le fait trop !! :D

Cliquez sur l'image pour la version full-screen ^^

H_star_trek_abrams_22

Posté par Bobobiwan à 19:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

MMO KOTOR annoncé !! o_O

StarWarsTheOldRepublic_PC_Art006

"Luke... La vraie vie ça sert à rien."

Ok, ok... I Need to calm down. Voilà sans doute l'annonce la plus énorme jamais lue par mes petits yeux fatigués de fanboy. Depuis le tout premier Star Wars Knight of The Old Republic sorti sur Xbox première du nom, je me plaisais à fantasmer un MMO prenant place dans cet univers incroyable. KOTOR était un jeu de rôle sensationnel, façonné de main de maître par les petits génies de Bioware. Il avait pour lui un scénario génial, un système de jeu permettant toutes les libertés, incluant des combats en semi-temps réel joussifs et très axés "jeu de rôle". La période choisie, plusieurs milliers d'années avant les films, leur laissait toute liberté scénaristique et leur permettait surtout d'établir un monde où les Siths sont aussi nombreux que les Jedis. TOUS les éléments de ce jeu me faisaient fantasmer le MMORPG parfait, celui que tous les fans attendaient.

Et cette attente est à présent terminée. Bioware, qui teasait les fans depuis de nombreux mois déjà ("oui oui on bosse avec LucasArts en ce moment... On fait un MMORPG aussi... Si les deux sont liés ? Ah on ne sait pas" <.<) vient d'annoncer STAR WARS : THE OLD REPUBLIC. Le rêve de tout fan, après la déception colossale de Star Wars Galaxies.

StarWarsTheOldRepublic_PC_Art003

La classe tout simplement.

Scénaristiquement, les développeurs de Bioware reprennent leur histoire là où ils l'avaient laissé avec le premier KOTOR (le second, un peu à part, était réalisé par Obsidian). Revan, le terrible Seigneur de la Guerre parti aux confins de la galaxie pour chercher un moyen de détruire la république, n'a jamais refait surface. Au contraire des Sith, qui semblent avoir levé un Empire sorti de nulle part, la plus grande armée de Sith jamais constituée. Revan serait-il lié à ce phénomène ? Comment les Jedis vont-ils pouvoir gérer une telle situation ? Les réponses se trouveront ingame dans ce MMO que les développeurs annoncent d'ores et déjà très scénarisé. On peut sans doute imaginer un système de scénario similaire à celui de FFXI, qui avait à coeur de raconter de vrais histoires de RPG, avec moult dialogues et cinématiques.

Quoi qu'il en soit, les fans ayant terminé le premier KOTOR ne peuvent que se toucher le kikou - pardonnez l'expression - au vu d'un tel pitch... On ne spoilera pas les autres, mais cette approche couillue au possible fait d'ores et déjà prendre au KOTOR solo une toute autre dimension, en regard de son pendant MMO.

On en peut déjà plus d'attendre ! Need ! Neeeeeeeeeeeeeed ! >.<

195198369_small

"And now..."

Posté par Bobobiwan à 15:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Trailer du nouveau Punisher !!

punisher_says_smile

"Dis que t'es content. Vite."

Là, j'en connais qui vont être heureux. Après la purge sans nom constituée par le premier "film" (si on peut encore appeler ça comme ça) estampillé Punisher, il semblerait bien que les fans aient été entendus. Déjà rien que le titre, ça sent bon : Punisher War Zone. Que dire, donc, à la vue de ce "red band trailer" que toute l'essence du personnage semble avoir été captée ici... No psychologie, ça tire partout, ça fait boum et ça fait mal. Mais ça pleure (un peu) quand même aussi. Un bon film en prévision ? Honnêtement, difficile à dire avec un tel matériau de base, mais une bonne adaptation, ça semble de plus en plus évident. Enjoy !

Posté par Bobobiwan à 14:40 - Commentaires [1] - Permalien [#]

20 octobre 2008

Heroes Saison III (01-03)

heroes_haut1

On revient de loin.

Sans doute plus qu’aucune autre série, Heroes fut une des plus grandes victimes de la grève des scénaristes qui frappa Hollywood l’année dernière. Parce que sa première saison, bien que passionnante, n’était que promesses et visions d’avenir, il était important que ces "héros en devenir" finissent justement… par le devenir. La saison 2 était sensée transformer l’essai, mais fut très vite handicapée par deux problèmes : le premier, c’est qu’elle faisait à nouveau le choix de prendre son temps. Un choix qui n’aurait pas été si conséquent sans le second problème… le faible nombre d’épisodes.

11 épisodes en tout. Quand le danger majeur est seulement révélé à l’épisode 7 (celui où Peter voit le futur et les ravages du virus) ça fait quand même supra short pour écheveler une intrigue un minimum tendue. Au final, cette seconde saison aura quand même réussi à se terminer de manière plus ou moins logique, sans trop de casse... Reste que 11 épisodes, ça donne quand même l’impression de regarder une mini-histoire, sorte de truc un peu "hors-série". Dire qu’on attendait la saison 3 au tournant serait donc un euphémisme.

heroes_opener_l

Les figurines Heroes... Ou le truc ultime du geek <.<

Et quel putain de démarrage ! Pardonnez moi l’expression mais nomdidiou ça fait du bien…. Ca fait du bien de voir que pour une fois, les créateurs d’une série choisissent d’écouter leurs fans, et de leur donner ce qu’ils veulent, à savoir ici : de l’action, des intrigues qui bougent, et des pouvoirs à ne plus savoir quoi en faire !

Tout ça apparaît donc en bloc dès les premières minutes du double pilote de cette saison qui risque décidemment de bien ancrer Heroes comme la plus impressionnante des séries de cette année.

untitled

Quel tombeur, ce Hiro. Encore plus fort que Medhi ! <.<

Ainsi, les passages cultes s’enchaînent ici à une vitesse de folie, et des évènements très importants, le genre de trucs qu’on a fantasmé une saison entière, arrivent comme ça tout à coup (save the cheerleader… mais bien sûr xD), ne nous laissant pas le temps de respirer une seule seconde ! Mention spéciale à Sylar, dont le traitement se révèle des plus étonnants (on y reviendra après), le scénario l’emmenant à bosser main dans la main avec son pire ennemi, l’homme aux lunettes d’écaille.Ce qui surprend le plus au vu de ces trois premiers épisodes, c’est la rapidité d’exécution de leurs scénarii. On sent très clairement que les scénaristes ne veulent plus refaire les mêmes conneries, et font speeder les intrigues à vitesse grand V, n’hésitant pas à révolutionner les concepts phares de leur série : Mohinder avec des pouvoirs (wtf ?), Peter qui joue les méchants (wtf ?!<.<), ah mais non en fait c’est le Pete du futur… mais dans le présent (WTF ? O_o) et pis Sylar qui endosse un rôle… à sa démesure.

Awi_gun_bennet_shoots_sylar

"YOU DON'T FUCK WITH BENNET !!!!" xD

Le cas Sylar.

En effet, il se pourrait bien que cette saison soit celle de la révélation pour le personnage de Sylar. Ayant à présent atteint son but suprême, à savoir l’immortalité, Sylar se retrouve de nouveau confronté avec ses origines en la personne de… mama Petrelli. Une mère d’appoint, qui se révèlera être pour lui tout ce dont il avait toujours rêvé : un guide, fière de son fils et admirative de ses capacités, allant même jusqu’à excuser ses "bêtises" dans un élan très maternel ("ce n’est pas ta faute, c’est ton habileté, et la faim qu’elle implique"). On se rend alors compte que Sylar n’a jamais été réellement "méchant", bien qu’il ai occupé cette place officielle pendant deux saisons entières. Certes, il a commis des meurtres atroces en pagaille, mais sa motivation n’a toujours été que la soif de pouvoir. Jamais ses actes ne furent gratuits (pas même le meurtre d’Alejandro dans la saison 2, qui n’avait que pour but de le mener au pouvoir de Maya). Dans cette optique, et face à l’apparition de "réels" méchants, c'est-à-dire des êtres motivés par des désirs de destruction et de fin du monde (Adam bien sûr, mais aussi le petit nouveau en date… se nourrissant de la peur des gens !), Sylar se retrouve peu à peu dans la position… du dernier espoir o_O

sylar

"Moi, méchant ? Nooooon...."

En effet, depuis le tout premier teaser diffusé sur le net voilà plus d’un mois, votre serviteur ne peut s’empêcher de le voir devenir le Végéta de la série, une série qui s’évertue de toute façon à inverser ici les valeurs posées par les saisons précédentes. Ainsi, dans le rêve de mama Pettrelli, lorsque tout le monde se retrouve assassiné dans d’atroce circonstances (même Peter !), et qu’elle se retrouve seule face aux fameux "vilains", seul Sylar se tient derrière elle, l’air confiant. Ce n’est d’ailleurs qu’après cette vision qu’elle cherchera à l’enrôler dans son équipe d’agents très spéciaux…

sylar1

"Franchement j'ai pas la tête d'un mec sympa ?"

Ce n’est donc qu’une théorie personnelle, mais pour moi, Sylar s’apprête très clairement à endosser le rôle de héros de cette saison. Il ne serait pas impossible que ce soit finalement à lui qu’incombe la tâche de protéger "l’être élu, au sang pur" (visiblement, Claire), un être qui ne cherche d’ailleurs qu’à se venger de lui (on la comprend)… On pourrait même imaginer, fantasme de geek suprême, que ce serait Bennet qui lui confierait cette tâche, par exemple avant de mourir, leur relation s’étant approfondie au fil des missions… Mais ce serait aller trop loin pour le moment.

Tout ce qu’on peut dire, c’est que Sylar en jette en costard !

Sylar_20_3_

Roh punaise j'ai le même jean que Sylar ! Collector !

Quoi qu'il en soit, on voit mal qui, à part lui, serait à même de stopper ces fameux "vilains". Car lui seul possède des pouvoirs aussi puissants, à part Peter mais qui, comme d’hab, se retrouve dans une merde pas possible et ne peut donc agir. Seul le Peter du futur semble posséder une force encore supérieure, voire démesurée, n’hésitant d’ailleurs pas à montrer toute l’étendue de ses capacités à travers des pouvoirs de l’espace (incroyable scène que celle où il fige le temps et "sort" son alter-ego du corps de Jesse) !

Back to the Future

01_heroes2_lgl

Futur Pete.

Car oui, histoire de bien faire rugir les fans de plaisir dès les premières secondes de cette nouvelle saison, les scénaristes n’ont pas hésité à faire des choix proprement impensables, histoire d’introduire de nouveau l’un des personnages les plus énigmatiques et les plus charismatiques de leur saga… Ainsi, la résolution du dernier cliffhanger en date (Nathan got shot ! <.<) se révèle encore plus palpitante que le cliffhanger lui-même (Future Pete shoted him ? WTF ??!!o_O). C’est ainsi de cette manière que revient l’un des persos les plus classes de toute la série, la version "future" de Peter. Et avec son geste impensable, son lot de nouvelles questions. Ce personnage, déjà aperçu dans un épisode spécial de la saison 01, présente en effet l’un des plus gros potentiels de développement, en termes d’histoire. D’un jeune naïf et candide "dans le présent", Peter semble devenir par la suite un véritable badass, se transformant en une sorte de ultimate warrior, possédant tous les pouvoirs imaginables… Y compris bien entendu, des pouvoirs que nous autres, pauvres spectateurs du présent, n’avons encore jamais vu. Sa cicatrice sur le visage reste encore à ce jour une question sans réponse (il peut se régénérer, mais pas cette cicatrice ?)… On peut supposer plusieurs choses à ce sujet : elle a pu lui être faite par une arme légendaire, capable de pourfendre même les immortels (un sabre… donc Hiro ? <.<)… Ou bien Futur Pete maîtrise ce pouvoir à un tel point qu’il peut "choisir" de guérir telle ou telle blessure… Et il garderait cette cicatrice pour se souvenir. De quoi ? Telle est la question, mais il est sûr que ce Futur Pete a été, à un moment donné, traumatisé par quelque chose. La saison 01 laissait supposer que cette cicatrice (au propre comme au figuré) l’ayant changé était liée à l’explosion qu’il avait suscité, tuant par là même des milliers de gens. Mais cette théorie n’est plus que fumée, puisque la catastrophe fut évitée par son frère, Nathan. "You look different without the scar…" lui disait un certain Hiro… Cette saison s’apprête bien à nous montre à quel point il peut être effectivement différent du Peter que nous connaissons.

heroes_fiveyearsgone_peter_1178049883

La classe américaine.

Quoi qu’il en soit, il est impossible aujourd’hui de savoir dans quelle direction va partir cette saison (à moins bien sûr d’aller se spoil sur le net… ce qu’on ne fera pas ! Non mais ho <.<), tout simplement parce que le pitch annoncé pour la saison entière (massive breakout au level 5, des méchants partout) est d’ores et déjà résolu – ou presque – à l’ épisode 3 o_O La moitié des méchants sont déjà morts, un autre a été récupéré… il n’en reste plus qu’un en fuite ! La grande force de cette saison réside donc sans aucun doute dans cette volonté permanente d’aller de l’avant, entraînant dans sa frénésie le spectateur et sa soif d'en voir toujours plus...

C'est à dire l'épisode 4 ! En divxOvision ce soir, au QG des Mormons !

TV Report coming soon !

Posté par Bobobiwan à 10:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 octobre 2008

The Force Unleashed

01

Attendu comme le messie par les fans de Star Wars (dont je fais partie), le dernier né des studios de LucasArts avait tout du projet ambitieux. L’intention des développeurs était de nous faire ressentir, pour la première fois, toute la puissance d’un Sith au creux du pad. A cet effet, le moteur physique Havoc fut remanié pour des démos de saisie de Stormtroopers littéralement bluffantes, voilà plus d’une année. L’intérêt du jeu allait être de vraiment pouvoir utiliser la force, au moyen de la télékinésie, par exemple.

Aujourd’hui, le jeu est enfin là, enfin terminé. Et après sept à huit heures de gameplay, me voici devant le générique de fin. Court ? Oui, sans doute, mais c’est une caractéristique de ce type de jeu. The Force Unleashed n’a en effet rien du jeu d’aventure, ni même action-aventure. Non, c’est un beat’ em all, au sens classique du terme. On avance et on balaie les vagues d’ennemis qui s’enchaînent…

Impossible donc de ne pas trouver ici le truc un peu "limité", même si le jeu est blindé de qualités… et de défauts énervants. Notamment des bugs (dans les objectifs de jeu "réactiver les tourelles" alors qu’en fait il fallait détruire les Tie Fighters ; un costume débloqué dans un niveau disparaît le niveau suivant… il faut alors recharger le niveau précédent, redébloquer le costume puis relancer le niveau suivant… et ça à chaque niveau o_O). Et même en dehors des bugs, l’architecture de certains niveaux et des énigmes qui vont avec vous prendront parfois la tête outre mesure. Il ne s’agit pas d’une énigme à la Zelda, où l’on se sent fier à la fin de l’avoir résolu, mais d’énigmes aux objectifs peu clairs, que l’on ne peut trouver que par chance, que par tâtonnements, après 50 000 essais et morts dans le vide… Enfin, pour les puristes, ajoutons à la liste de défauts bien relous… la gueule du héros ! Qui rentre officiellement dans le panthéon des héros les moins charismatiques du jeu vidéo. Les cheveux rasés de près, ça aurait pu le faire (look bad boy ? o_O) mais ce regard bovin et ce faciès inexpressif auront tôt fait d’achever le joueur en mal de figure héroïque… Solution ? Cacher ce visage que je ne saurais voir !

20070515_sam_bg

La gueule de con suprême du héros... Je savais même pas qu'un "vrai mec" avait cette tête o_O

Ce qui nous amène aux qualités du jeu… Parmi ses innombrables idées, les développeurs auront jugé bon d’affubler le héros de ouat’ mille costumes différents, tous interchangeables à n’importe quel moment (mais nécessitant un reload du niveau à chaque fois. Why ? >.<). Le joueur avisé aura tôt fait de se concentrer sur le second costume disponible, sorte d’ersatz du costume de Raziel dans Soul Reaver, lui conférant une classe incroyable total Sith-style et surtout cachant son visage dans une écharpe Sith (tricotée par une mamie Sith, sans doute). On passera dans le dernier tiers du jeu à la bure de Jedi bien classe, où le personnage, dissimulé derrière une cagoule à la Obi-Wan, retrouve enfin le staïle qui lui était dû. Vous vous dites sans doute que c’est faire grand cas de bien peu de choses, mais ce serait passer outre l’intérêt principal du jeu : en mettre plein la gueule visuellement parlant. Tout l’intérêt du jeu est là. Donc oui, la classe du héros, ça a son importance <.<

star_wars_4

Raziel style... C'est quand même plus la classe !

Et quand il se bat, qu’est-ce qu’il est classe, ce con ! Y’a pas à dire, incarner ce "Starkiller" (référence au premier nom de Luke dans l’une des premières versions du scénario de Star Wars) procure une sensation de pouvoir rarement ressentie… Alors certes, le jeu en devient facile (quoi que… faudrait que je le retente dans une autre difficulté que "apprenti" xD) mais O combien jouissif. Les ennemis peuvent débarquer par vagues de dizaines, ils ne feront jamais le poids face à votre sabre laser et vos pouvoirs démesurés. Et si le combo de base (bashing du boutton X sans arrêt) se révèle efficace tout le long du jeu, on aura tôt fait de varier les plaisirs avec moult combos et cascades, exactement comme un Sith qui s’amuserait de ses propres pouvoirs, de sa force herculéenne. Le jeu est donc peut être répétitif (c’est le genre qui veut ça, ce n’est donc pas un défaut en soi), mais vraiment amusant. En gros, c’est un bon défouloir. Se taper un p’tit niveau après une journée de boulot vous permettra de décompresser du cerveau, sans aucun doute <.<

Reste que ce Force Unleashed était également attendu au tournant pour son scénario, faisant office de pont entre les deux trilogies (à l’instar de la future série Live, prévue pour dans deux ans environ). Qu’en est-il, après coup ? Un scénario sympathique, mais soyons honnêtes : rien ici de bien transcendant. Car si les auteurs ont bel et bien essayé de nous pondre ici quelque chose "d’important", tentant coûte que coûte d’inscrire ce perso moche sorti de nulle part dans le marbre de la légende Star Wars, le doute ne peut que subsister dans l’esprit du fan. Les clins d’œil, très appuyés, aux films ne font que finalement "recréer" certains évènements qui nous ont déjà étés narrés… et les dénaturent donc totalement (SPOIL / genre Luke est sensé être le seul à pouvoir owned Vador… Mais ici, lorsqu’on l’affronte fort logiquement à la fin dans un combat calqué sur celui du Retour du Jedi, le fait qu’on lui mette sa race nous aussi nous laisse penser que Vador pourrait se faire détruire par n’importe qui, finalement <.< / SPOIL). Après les scénarii dantesques des Kotor qui prenaient la liberté de s’écarter des films pour asseoir leur propre mythologie Sith (avec un brio certain, les Kotor faisant toujours référence dans l’Univers Etendu de Star Wars), l’histoire de ce Force Unleashed ne peut que faire pâle figure, laissant cette impression étrange de "scénar-rustine", tentant par tous les moyens de prendre une place logique au sein d’une saga qui a été écrite sans lui… Un peu comme pour la nouvelle trilogie de Lucas, finalement. On sent que toute cette histoire tire un peu la corde, mais finalement, elle se révèle plutôt bien écrite, et même assez agréable à vivre. Les fans apprécieront sans aucun doute.

Crash_ForceUnleashed

Ca claque hein... Et y'a même un niveau comme ça. Qui serait kiffant sans les bugs <.<

The Force Unleashed n’est donc sans doute pas le jeu révolutionnaire qu’ont essayé de nous vendre les développeurs depuis plus d’un an, mais il constitue un élément sympathique et attachant de l’Univers Etendu de la saga. Agréable à jouer, plaisant à suivre, on passera sur ses inévitables défauts pour y trouver un bon petit jeu d’action, défoulant à souhait. Et puis, ce plaisir de manier le sabre laser avec autant de classe, ça ne se refuse pas.

george_lucas

"And now... Suck my cock." xD

Posté par Bobobiwan à 14:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]