18 juillet 2005

Inception

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Critique garantie sans spoiler.

On va finir par me traiter de fanboy de Nolan. Et mine de rien, je me rends compte que je le deviens effectivement. En même temps, depuis The Dark Knight, je n’ai pas vu un seul film qui atteigne ce degré de maitrise formelle, autant sur le plan de l’écriture que sur celui de la mise en image. Même l’Avatar de James Cameron, pourtant taxé de "révolutionnaire" à tout bout de champ, n’avait pas réussi à m’emmener aussi loin que ne l’avaient fait les dernières aventures du Chevalier Noir. Et ceci paradoxalement parce que Nolan n’est pas, en soi, un génie comme Cameron (ou encore Spielberg). Non, Christopher Nolan semble être avant tout un bourreau de travail, un bosseur acharné dont le style ne cesse de progresser au fil d’une filmographie de plus en plus impressionnante. Les années qui passent nous ont laissé voir ses images, et son univers évoluer jusqu’à la sublime et incontestable réussite du Dark Knight. La filmo de Nolan semble ainsi obéir à une règle bien précise : à chaque nouveau film, le bonhomme surpasse son précédent opus pour atteindre des sphères cinématographiques encore jamais vues.

Et c’est exactement ce que fait Inception. Alors commençons par l’essentiel : allez voir Inception. L’essentiel de cet article résidant dans une analyse du film qui implique que vous l’ayez vu avant, impossible ici de trop en dire sans vous spoiler sévèrement la gueule. Inception est un film incroyable, magistralement interprété (Di Caprio au sommet de son art, dans un rôle miroir de celui qu’il tenait dans Shutter Island), et magnifiquement mis en images. Mais c’est surtout un incroyable exercice d’écriture, qui embarque son spectateur sans faire de demi-mesure dans une intrigue d’une complexité encore rarement vue sur grand écran, et surtout jamais avec un tel budget derrière. Allez donc le voir. Sans aucun à priori. Sans même savoir de quoi ça parle (formidable travail des trailers ici, incroyablement évasifs, voire presque trompeurs). Et laissez vous emporter, sans chercher à "griller" le film, découvrir son twist, etc. On n’est pas dans du Shyamalan, pas de twist de bas étage ici. Il s’agit de vrai, de grand cinéma. En fait, un film comme Inception regroupe absolument tout ce que j’aime dans le cinoche. Et après on me traitera de fanboy. On aura bien raison.

Posté par Bobobiwan à 16:27 - Commentaires [2] - Permalien [#]